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6 Nations

Tournoi des 6 nations, France-Irlande (10-9) - Guy Novès: "Il faut garder les pieds sur terre"

Novès: "Il faut garder les pieds sur terre"
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 13/02/2016 à 19:16 - Publié le 13/02/2016 à 18:49
Par Vincent Péré-Lahaille - Le 13/02/2016 à 19:16

TOURNOI DES 6 NATIONS - Tombeurs de l’Irlande au terme d’un intense combat (10-9), les Bleus ont imposé leur défense aux coéquipiers de Rory Best. Pour Guy Novès, le sélectionneur-manager, le XV de France est sur le bon chemin s’il associe à l’avenir l’état d’esprit de cette victoire et les élans offensifs observés contre l’Italie.

Guy, que pensez-vous de cette solide victoire qui lance vraiment cette nouvelle ère (10-9) ?

Guy NOVES: Comme la semaine dernière, cette victoire fait du bien mais j’ai envie de dire que ce qui m’a préoccupé, c’est surtout le contenu et non pas la victoire. Bien sûr, elle est savoureuse surtout quand elle est difficile à acquérir mais c’est surtout le contenu des 30 premières minutes qui m’a posé problème. Les joueurs l’ont bien compris à la mi-temps. Mais avec le comportement qu’ils ont eu de la 30e minute à la fin du match, on a l’impression que si on rajoute les séquences de jeu de la semaine dernière et le comportement de cette semaine, on se dit qu’on commence à prendre le bon chemin.

L’entrée en jeu très tôt de Rabah Slimani et Eddy Ben Arous a été décisive. Est-ce la victoire de la stratégie ?

G.N: (il coupe) Je ne veux pas entendre que c’est la victoire de la stratégie. C’est la victoire des joueurs, du travail de l’ensemble du staff depuis 10 jours. Il faut avoir les pieds sur terre. La stratégie peut jouer mais ça peut aussi nous revenir dans la figure. On a ressenti une très bonne semaine, une parfaite remise en question de ce qu’on a loupé la semaine dernière. Là, franchement, on sentait qu’ils étaient concentrés sur ce qui nous avait manqué la semaine dernière. Le roulement des joueurs a montré que le groupe est d’une solidarité énorme. Ces jeunes joueurs, qui ont été fragiles défensivement la semaine dernière, ont été énormes. Malheureusement, aujourd’hui ils ont été fragiles offensivement pendant 30 minutes. Ils se sont mis beaucoup de pression. Je ne dis pas qu’on est arrivé mais on avance correctement sur le chemin.

Guilhem Guirado (XV de France) face à l'Irlande - 13 février 2016
Guilhem Guirado (XV de France) face à l'Irlande - 13 février 2016 - Icon Sport
" Le roulement des joueurs a montré que le groupe est d’une solidarité énorme"

Sur quoi avez-vous insisté à la mi-temps ?

G.N: En première période, on a vu qu’on a perdu des ballons. On ne pouvait pas lancer le jeu. On subissait le jeu irlandais. Nos joueurs se sont mis une pression excessive alors qu’il n’y avait pas mort d’hommes. Pour rivaliser, avoir son mot à dire, il faut se lâcher, ne pas se mettre une pression aussi importante. J’ai la sensation que cette équipe peut gagner d’autres matches. Mais les joueurs ont senti sur le terrain qu’ils prenaient l’ascendant mental et physique sur les Irlandais. C’est ça qui fait plaisir. On marque un magnifique essai. La victoire est là. Ce sont les joueurs qui ont gagné.

Quelle est la part de la mêlée dans cette victoire ?

G.N: La mêlée a été déterminante à un moment du match. On attendait un carton jaune. Le travail de sape du pack français fait basculer le match, indiscutablement. Les trois-quarts ont trouvé les intervalles pour marquer ce seul essai.

Virimi Vakatawa pris par Jared Payne et Robbie Henshaw lors de France-Irlande
Virimi Vakatawa pris par Jared Payne et Robbie Henshaw lors de France-Irlande - Icon Sport
" Quand on voit ces jeunes gens aussi heureux, on a le sentiment du travail accompli"

Le Stade de France a vibré. On a entendu la Marseillaise. Avez-vous le sentiment de vivre un moment important dans la construction de ce groupe ?

G.N: Que les joueurs soient heureux, c’est le fruit d’un travail tellement précis.... Je découvre aussi tout le travail du staff. C’est un petit monde qui travaille très dur. Mais quand on voit ces jeunes gens aussi heureux, on a le sentiment du travail accompli. Mais est-ce que c’est la construction de l’avenir ? On le saura dans quelques semaines. D’expérience, il faut garder les pieds sur terre. Et on va les laisser sur terre parce que notre prochain adverse (pays de Galles) sera extrêmement dur.

De notre envoyé spécial, Vincent Péré-Lahaille

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