Icon Sport

TOURNOI 6 NATIONS - C'est inévitable: les Bleus devront se mettre en mode "guerriers" !

C'est inévitable: les Bleus devront se mettre en mode "guerriers" !

Le 12/02/2016 à 15:14

TOURNOI 6 NATIONS - Opposé à l’Irlande samedi (15h25), le XV de France sera confronté à un immense défi physique, notamment dans le jeu au sol. Avec les retraites de Thierry Dusautoir ou bien encore de Pascal Papé, la jeune formation de Guy Novès saura-t-elle répondre au combat proposé par les Irlandais ?

La pluie, 6°C, des rafales de vent… Non, vous n’êtes pas sur la pelouse de Galway ou de Ravenhill. Mais le décor annoncé samedi au Stade de France (15h25) ressemble trait pour trait à l’atmosphère rugueuse des coins reculés d’Irlande ! Un décor où le combat sera vraisemblablement au cœur de la rencontre entre le XV de France et le XV du Trèfle. "Il va falloir être fort dans nos têtes parce que ça va être très dur", prévient le demi d’ouverture Jean-Marc Doussain. "On sait qu’ils excellent dans le combat, dans les zones de rucks. C’est leur fond de commerce de faire la loi sur ces zones-là".

Jedrasiak: "Le casque à pointe ? Bien sûr que ça nous parle ! On a quand même ça dans le sang"

Pour bousculer ces "rouquins" d’Irlandais chers à Pascal Papé, le deuxième ligne international (65 sélections) avait pour habitude d’inviter ses coéquipiers à mettre le fameux "casque à pointe". Si l’expression peut sembler aujourd’hui quelque peu désuète, le défi physique proposé par Rory Best et consorts promet d’être âpre. "Il y aura de l’appréhension, forcément", reconnaît Paul Jedrasiak. "L’Irlande est une grosse équipe. Mais on va savoir se refocaliser sur les bases. A nous de mettre la machine en route. Le casque à pointe ? Bien sûr que ça nous parle. On a quand même ça dans le sang. J’entends beaucoup de choses sur l’ancienne et la nouvelle génération. On dit que ce n’est pas la même mais c’est faux. On est sur les mêmes rails ! On a envie de tout donner, de saigner pour ce maillot. Les Irlandais ne vont pas nous faire de cadeaux. Et je vais tout donner pour défendre ma terre".

Le deuxième ligne Paul Jedrasiak (XV de France) - 5 février 2016

Le deuxième ligne Paul Jedrasiak (XV de France) - 5 février 2016Icon Sport

Novès: "Si défensivement, on est aussi laxiste que contre l’Italie, on sera en grande difficulté"

En titularisant Teddy Thomas et en confirmant sa charnière ainsi que Virimi Vakatawa, Guy Novès est resté fidèle à sa philosophie portée sur le jeu de mouvement. Mais le sélectionneur du XV de France n’oublie pas que la défense fébrile de ses joueurs contre l’Italie (15 plaquages manqués) devra se ressaisir sous peine d’être châtié. "Dans le registre défensif, on a été très loin du niveau international", souligne le manager. "Les Irlandais, c’est la machine qui joue toujours de la même manière avec un engouement, une volonté incroyable. Le secteur du combat, les rencontres individuelles sont impressionnantes et déterminantes. Les duels vont être d’une très grande importance. Si défensivement, on est aussi laxiste que contre l’Italie, on sera en grande difficulté. Comme tous les matches de haut niveau, ce sera très dur. Et on espère que ce sera dur pour eux-aussi".

Face aux Gallois, l’Irlande a réalisé 9 séquences de plus de 1’30’’ dont une séquence de 4’25’’ !

Mais en regardant attentivement les statistiques des hommes Joe Schmidt face aux Gallois, certains indices donnent le tournis ! 44 minutes de temps de jeu effectif (7 de plus que la France contre l’Italie, NDLR) ! 9 séquences de plus de 1’30’’ dont une séquence de 4’25’’ ! Tout simplement impressionnant ! "Quand ils ont le ballon, ils ne le lâchent plus", insiste Jean-Marc Doussain. "C’est très dur de défendre pendant deux, trois minutes. Leur maîtrise contre les Gallois était impressionnante. Ils ont cette faculté à être précis sur les rucks, à avoir tout le temps du soutien". Les rucks ! Ce secteur parfaitement maîtrisé par les Irlandais (en 2015, les Irlandais ont gagné 96% de leurs rucks avec une moyenne d’intervention de 2,7 secondes pour seulement 3,3 joueurs consommés, NDLR) !). "Ils font preuve d’intelligence sur le terrain, avec beaucoup de cœur et d’énergie. C’est comme ça qu’ils arrivent à imposer leur tempo", explique Maxime Mermoz. "Avec une défense qui se fait très peu breaker et une volonté de conserver la balle pour multiplier les temps de jeu jusqu’à ce que l’adversaire craque. On est 15 à jouer mais si y’en a un qui ne fait pas son boulot, toute l’équipe sera dans la merde".

Luke Charteris (pays de Galles) face à l'Irlande - 7 février 2016

Luke Charteris (pays de Galles) face à l'Irlande - 7 février 2016Icon Sport

Mermoz: "On est 15 à jouer mais s'il y en a un qui ne fait pas son boulot, toute l’équipe sera dans la merde"

Vainqueur du Tournoi des 6 Nations en 2014 et 2015 (sous l’ère Joe Schmidt, l’Irlande compte 20 victoires en 28 matches (71% de taux de succès), NDLR), ce XV du Trèfle accroché à son "Fighting Spirit" promet donc la guerre aux élus de Guy Novès. Et à défaut d’expérience (25,6 ans de moyenne d’âge et seulement 245 sélections cumulées sur le XV de départ, contre 566 sélections pour les Irlandais, NDLR), les Bleus, privés de leur perforateur Louis Picamoles, devront mettre en avant leur âme de guerriers ! "On verra où l’état d’esprit de cette équipe va nous mener", confie le pilier Eddy Ben Arous. "Mais ça peut être un point positif de montrer que même si on est une équipe jeune, on veut les agresser. C’est le seul moyen de gagner contre cette équipe d’Irlande. C’est sûr qu’il va falloir y laisser la peau..."

0
0