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Le moment où on n'a rien compris: Pourquoi avoir refusé les 3 points pour aller en touche ?

Le moment où on n'a rien compris: Pourquoi avoir refusé les 3 points pour aller en touche ?

Mis à jourLe 16/03/2016 à 09:25

Publiéle 13/03/2016 à 19:10

Mis à jourLe 16/03/2016 à 09:25

Publiéle 13/03/2016 à 19:10

Article de Thomas GOURDIN
Dans cet article

6 NATIONS - Alors qu'ils étaient dans un temps fort en début de deuxième période et qu'ils revenaient progressivement au score, les Français ont peut-être commis un petit péché d'orgueil en choisissant la pénaltouche plutôt que de prendre une pénalité facile. L'un des tournants du match ?

On joue la 54e minute et les Bleus, menés (21-15) et malmenés, semblent progressivement reprendre l'ascendant depuis la fin de première période. Profitant d'une touche en bonne position, ils structurent un maul qui est arrêté à quelques centimètres de l'en-but. L'action avorte mais M. Jackson revient à une faute écossaise. Sur le banc, l'entraîneur des lignes arrières Jeff Dubois exhorte ses troupes à prendre les trois points. Sauf que sur le terrain, le capitaine Guilhem Guirado et ses joueurs préfèrent l'option pénaltouche. Quelques secondes plus tard, le XV du Chardon se rebiffe, Maxime Machenaud est gêné au moment de transmettre à Maxime Mermoz, et le ballon est perdu.

Louable dans l'esprit et conforme à la volonté de jeu ambitieux prônée par Guy Novès, ce choix pose tout de même question. Certes, les Bleus savent depuis le début du Tournoi qu'ils peuvent s'appuyer sur une touche plus que solide. Ils ont encore signé un 16/17 face à l'Écosse, avec Damien Chouly en principal sauteur (6 ballons captés). Mais ce samedi à Murrayfield, ils ont aussi fait preuve de nombre d'approximations au moment d'accélérer le rythme. En témoignent les 14 ballons perdus face à une défense écossaise agressive, solidaire et bien en place.

Un choix identique… et payant pour l'Écosse

Alors, à l'heure de concrétiser ce temps fort, n'aurait-il pas vieux valu jouer la sécurité ? Se contenter de la pénalité n'aurait pas permis aux Français de reprendre les commandes du match. Mais cela aurait maintenu et même accentué la pression sur la bande de Stuart Hogg. A l'inverse, même si Maxime Machenaud ajoutait trois points quelques instants plus tard (21-18, 57e), les Écossais sont sortis galvanisés de ce siège contenu. Et moins d'un quart d'heure plus tard, ils ont livré une leçon de réalisme aux Bleus en mettant envoyant Tim Visser à l'essai après avoir à leur tour préféré la pénaltouche aux trois points.

Des faits de match qui font écho à un épisode intervenu en septembre dernier. Souvenez-vous. À quelques jours du début du Mondial, Français et Écossais s'affrontaient pour leur dernier match de préparation. Mené 19-16 à la sirène, le XV du Chardon avait fait preuve de panache en tentant d'aller chercher la victoire plutôt que d'assurer un match nul grâce à une pénalité. En vain. Il tient désormais sa revanche en plus de briser une série noire de sept revers de rang à domicile et de dix ans de disette face aux Tricolores.

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