Maxime Machenaud (XV de France) face au pays de Galles - 26 février 2016 - AFP
6 Nations

Galles-France (19-10) - L'antisèche: Non, les Bleus n'ont pas à rougir de cette première défaite

L'antisèche: Non, les Bleus n'ont pas à rougir de cette première défaite
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 27/02/2016 à 01:04 - Publié le 27/02/2016 à 00:52
Par Ivan Petros - Le 27/02/2016 à 01:04

TOURNOI DES 6 NATIONS - Le XV de France s'est incliné pour la première fois de l'ère Guy Novès, au pays de Galles (19-10). Mais les Bleus ont encore montré qu'ils n'étaient jamais résignés. Même si le scénario final ne leur a pas souri cette fois-ci, leur vaillance est à souligner. Le tout dans le sillage d'une conquête et d'un capitaine exemplaires.

Le jeu: Un air de déjà-vu

On s'y attendait, on y a eu droit. Les Gallois, qui aiment tant "bastonner", ne se sont pas fait prier pour taper très fort sur la défense tricolore. Les Bleus dans tout ça? Ils ont tenu, courbé l'échine, fais le dos rond. Comme contre l'Irlande, les joueurs de Guy Novès ont laissé passer l'orage. En étant toujours dans le coup à la pause (6-3). Malgré l'essai casquette et assassin en contre de George North, ils n'ont pas renoncé. Au contraire. Mais au plus fort de sa domination, le XV de France n'a pas su concrétiser ses temps forts. Comme contre l'Irlande, les Bleus ont campé près de la ligne galloise en seconde mi-temps mais n'ont cette fois-ci pas eu la même réussite. Pas de "happy ending" donc, malgré un essai pour l'honneur en fin de match.

Alun Wyn Jones (pays de Galles) face à la France - 26 février 2016
Alun Wyn Jones (pays de Galles) face à la France - 26 février 2016 - Icon Sport

Les joueurs: Guirado tout simplement parfait, sale soirée pour Plisson

Il enchaîne les rencontres avec Toulon et l'équipe de France. Mais Guilhem Guirado ne semblait pas fatigué ce vendredi soir, loin de là! Le capitaine des Bleus a rendu une copie parfaite: 15/15 en touche, 14 courses, 10 plaquages et un essai. Surtout, le talonneur tricolore a toujours mis les siens dans l'avancée, en leader. Le reste de la première ligne française a aussi brillé. Jefferson Poirot a été au four et au moulin, grattant notamment deux ballons importants au sol. Rabah Slimani a lui remporté son duel face à Rob Evans en mêlée fermée. Très bon match de Maxime Machenaud à la mêlée.

Jules Plisson (XV de France) face au pays de Galles - 26 février 2016
Jules Plisson (XV de France) face au pays de Galles - 26 février 2016 - Icon Sport

Pour Jules Plisson, le constat est dur. L'ouvreur tricolore a involontairement aidé North à marquer. Le Parisien a aussi manqué de justesse dans ses passes et son jeu au pied. Une partie à oublier... De nombreux autres Bleus, comme la deuxième ligne et les centres, se sont montrés bien trop discrets. Côté gallois, Gareth Davies a une nouvelle fois été impressionnant avec trois franchissements. Comme d'habitude, Toby Faletau a plaqué à tour de bras (20 fois).

Le moment qui aurait pu tout changer: la domination stérile des Bleus

Alors que les Gallois menaient 16 à 3 après l'essai de North, les Bleus ont sonné la révolte. Une longue période de domination tricolore entre la 52e et la 63e minute qui est malheureusement restée stérile. Que de regrets quand on repense à ces gros temps forts: Guirado a notamment échoué à quelques centimètres de la ligne galloise à deux reprises après des pénaltouches. Médard puis Plisson pensaient aussi avoir fait le plus dur mais manquaient de jambes pour finir.

Les mauls français ont longtemps échoué face à la bonne organisation défensive galloise
Les mauls français ont longtemps échoué face à la bonne organisation défensive galloise - AFP

Le tweet admiratif

 

La stat: 5

Comme le nombre de victoires consécutives des Gallois sur les Bleus. Le dernier succès français sur le pays de Galles remonte à la demi-finale de la Coupe du monde 2011.

George North (pays de Galles) - 26 février 2016
George North (pays de Galles) - 26 février 2016 - Icon Sport

La décla: Sam Warburton (capitaine du pays de Galles)

" La dizaine de minutes durant lesquelles nous avons défendu (52e-63e, ndlr) a été la clé de ce match. Si les Français avaient marqué un essai, le match aurait été différent"

La question: le XV de France peut-il construire sur cette défaite ?

Oui. La jeune garde de Guy Novès vivait ce vendredi soir son premier gros test à l'extérieur, face à une redoutable équipe et dans une ambiance surchauffée. La victoire lui a échappé. Mais contrairement à un passé proche, cette équipe ne semble pas résignée. Elle ne lâche rien et a du coeur. Les bases sont là: la France a une vraie belle mêlée, une touche propre et une défense qui tient plus que la route. Son capitaine guide le navire, qui ne chavire pour l'instant jamais vraiment. Ces points-là sont très positifs après un vécu commun si jeune.

Djibril Camara et Maxime Mermoz (XV de France) face au pays de Galles - 26 février 2016
Djibril Camara et Maxime Mermoz (XV de France) face au pays de Galles - 26 février 2016 - Icon Sport

Le gros chantier est désormais clair: l'animation offensive. A la charnière, Bézy et Plisson n'ont pas encore convaincu et vont logiquement se retrouver sous la menace de Machenaud et Trinh-Duc. Les trois-quarts en général n'ont pas eu beaucoup d'occasions de se montrer lors des deux dernières rencontres. Le travail à faire, il est là. Car pour le reste, on n'est pas inquiets. Sait-on jamais, les Bleus pourraient même disputer la "finale" du Tournoi face l'Angleterre en cas de succès contre l'Ecosse le 13 mars.

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