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6 Nations

Adversaire spécial, trois-quarts électriques, exemple à suivre... le XV de la Rose vu par les Bleus

Adversaire spécial, trois-quarts électriques, exemple à suivre... Le XV de la Rose vu par les Bleus
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 19/03/2016 à 10:01 - Publié le 18/03/2016 à 09:10
Par Anthony Tallieu - Le 19/03/2016 à 10:01

TOURNOI DES 6 NATIONS - L'équipe de France va disputer ce samedi (21h) son dernier match du Tournoi des 6 Nations contre l'Angleterre, déjà assurée de le remporter. Un XV de la Rose impressionnant depuis le début de l'année, surtout pour des Tricolores replongés dans leurs doute depuis dimanche. Voici la vision des Anglais par les Bleus.

L'Angleterre est sans conteste la meilleure équipe de cette édition 2016, dont elle brandira le trophée samedi soir à l'issue du "Crunch". Pas forcément l'adversaire idéal pour sortir la tête de l'eau après avoir bu la tasse sous la douche écossaise. "C'est un adversaire spécial, on ne va pas se le cacher", glisse le Racingman Maxime Machenaud. "On ne pourra pas les priver du trophée comme on aurait aimé le faire mais c'est ainsi. On va s'occuper de nous. La solidarité sera obligatoire contre eux. Il ne faut pas les laisser jouer car ils ont des individualités très fortes. Ils sont en pleine confiance et s'ils prennent rapidement le score, ce sera difficile".

Jefferson Poirot (XV de France) - 16 mars 2016
Jefferson Poirot (XV de France) - 16 mars 2016 - Icon Sport

Poirot: "L'exemple à suivre"

La rose ne manque pas d'épines mais c'est surtout de derrière qu'elle peut piquer ceux qu'elle croise. À l'image de Wesley Fofana, les survivants de l'ère PSA n'ont pas oublié le mémorable 55-35 du dernier Tournoi où encore les arabesques d'Anthony Watson lors du premier test-match estival pré-Coupe du monde. "Leur ligne de trois-quarts est électrique. Ils sont capables de jouer frontal mais aussi sur les appuis et sur la vitesse. Ils sont un peu les joueurs qu'on n'a pas envie de rencontrer. Quand tu en as un dans la ligne, c'est un peu chiant, mais quand c'est toute la ligne, c'est vraiment délicat. À nous de bien communiquer, de nous resserrer et de faire monter le curseur d'agressivité et les faire reculer. Ce sera primordial". Et surtout très compliqué !

Comme la France, l'Angleterre a connu une grande désillusion lors du dernier Mondial. Bien plus même, alors que tout un pays la voyait soulever la coupe et surtout pas se ramasser au premier tour. Eddie Jones a, depuis, succédé à Stuart Lancaster, et a su relancer la jeune génération prometteuse d'outre-Manche: "C'est un exemple à suivre", ose même le pilier girondin Jefferson Poirot. "On ne les a pas beaucoup entendus entre la Coupe du monde et le Tournoi. Cette équipe a pris une claque mais a su se reconstruire parfaitement et peut être fière d'elle puisqu'elle a déjà remporté le Tournoi. J'espère que ce sera notre cas d'ici peu" . En phagocytant leur rugby à Murrayfield, les Bleus en ont décidé autrement.

Yoann Maestri, deuxième ligne du XV de France
Yoann Maestri, deuxième ligne du XV de France - Eurosport

Maestri: "Nous pouvons terminer ce Tournoi en étant les seuls à battre ces Anglais"

Soyons honnêtes, la balance ne penche pas vraiment en faveur de la France au moment de comparer les forces en présence et d'établir un pronostic. À la froide raison, les Bleus ont pourtant su à maintes reprises opposer la puissance de l'orgueil forgée par la peur du ridicule. Le Toulousain Yoann Maestri le jure, la claque en Écosse a au moins développé au sein du groupe une forte ambition de rachat: "Bien sûr que tout le monde sera revanchard et heureusement ! Si on ne l'est pas, autant rester à la maison. Après, la revanche ne t'amène pas loin des fois. On joue tous les week-ends contre des mecs revanchards".

Et de conclure: "Maintenant, si on n'arrive pas à se faire deux passes sans laisser tomber le ballon, ça ne va pas servir à grand-chose. Ils ont quatre victoires et nous que deux. Sauf que nous pouvons terminer ce Tournoi en étant les seuls à battre ces Anglais invaincus jusqu'ici et finir avec trois victoires, ce qui ne nous est pas arrivé souvent ces derniers temps". On aimerait vraiment y croire.

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