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6 NATIONS - XV de France - Des erreurs de jeunesse, vraiment ?

Des erreurs de jeunesse, vraiment ?

Mis à jourLe 15/03/2016 à 13:53

Publiéle 15/03/2016 à 13:40

Mis à jourLe 15/03/2016 à 13:53

Publiéle 15/03/2016 à 13:40

6 NATIONS - Guy Novès le ressasse depuis le début du Tournoi des 6 Nations : son équipe est jeune ! Mais faut-il pour autant tout excuser au XV de France dont la fébrilité est une menace permanente ? Avant de retrouver les Anglais en course pour le Grand Chelem, les Bleus suscitent toujours autant de doutes…

"Ce sont des erreurs de jeunesse…" Ah, l’excuse de la jeunesse ! Guy Novès protège son groupe, inlassablement. Quoi de plus normal ! Mais l’argument semble un peu court. Des erreurs de jeunesse ? Comme ces cinq points, au pied, laissés en route par François Trinh-Duc (29 ans, 52 sélections) ? Des erreurs de jeunesse ? Comme ce choix discutable de Guilhem Guirado (29 ans, 42 sél) de prendre la pénal-touche alors que les 3 points s’offraient aux Bleus ?

Maxime Machenaud (XV de France) face à l'Ecosse - 13 mars 2016
Maxime Machenaud (XV de France) face à l'Ecosse - 13 mars 2016 - AFP

Aux côtés du demi d’ouverture du MHR et du talonneur du RCT, les Rabah Slimani (26 ans, 25 sél.), Yoann Maestri (28 ans, 46 sél.), Damien Chouly (30 ans, 40 sél.), Maxime Machenaud (28 ans, 22 sél.), Maxime Mermoz (29 ans, 34 sél.), Wesley Fofana (28 ans, 40 sél.) et Scott Spedding (29 ans, 15 sél.) sont pourtant loin d’être des "puceaux" du haut niveau. Et il est trop facile d’agiter le petit drapeau de l’inexpérience quand 67% du XV de départ (10 joueurs sur 15 !) aligné à Murrayfield a déjà disputé (au moins) une Coupe du monde.

Guirado: "On a joué 5/10 minutes de haut niveau sur 80…"

Si Jefferson Poirot (23 ans, 4 sél.), Yacouba Camara (22 ans, 3 sél.) et Virimi Vakatawa (23 ans, 4 sélections) découvrent effectivement les exigences du niveau international, les Flanquart, Lauret et Fickou ont déjà eu l’opportunité de s’époumoner face aux meilleures nations mondiales. "Ce serait trop facile de dire que notre fébrilité est le fait qu’il y ait beaucoup de jeunes joueurs", reconnaît le capitaine Guilhem Guirado. "Sur les moments précis et cruciaux, il faut qu’on soit maitres de nous-mêmes. On a joué 5/10 minutes de haut niveau sur 80… ça fait le compte à la fin".

Guilhem Guirado (XV de France) face à l'Ecosse - 13 mars 2016
Guilhem Guirado (XV de France) face à l'Ecosse - 13 mars 2016 - Icon Sport

Au delà de la soi-disant inexpérience de ce XV de France, ses lacunes techniques sont la véritable explication de cette première défaite face à l’Ecosse depuis 2006 (29-18). "Je ne suis pas fier du tout. Je suis dans mes petits souliers", avoue le sélectionneur. "On n’a pas été bons. Il n’y a rien à dire. Ce n’est même pas une affaire d’investissement. On avait dit qu’on passerait rapidement sur ce match pour passer sur le suivant mais il y a tellement de choses à dire. On ne peut pas se reposer sur un match aussi pauvre en terme de technicité. On ne peut pas être tolérant sur ce genre de fautes".

Dubois: "On va essayer… de jouer au rugby"

Dimanche, à l’issue de la défaite française, Jeff Dubois avait bien du mal à trouver une réponse à la faillite technique de ses joueurs. "Il y a eu trop de fautes mais je ne peux pas l’expliquer", confiait l’entraîneur des arrières tricolores avant de prolonger sa réaction. "On va essayer…" A cet instant, entre deux portes de Murrayfield, Guy Novès passe derrière son adjoint et achève sa réponse en esquissant un sourire: "on va essayer de jouer au rugby..."

Gaël Fickou (XV de France) face à l'Ecosse - 13 mars 2016
Gaël Fickou (XV de France) face à l'Ecosse - 13 mars 2016 - Icon Sport

Jouer au rugby ! Comme sur ses deux séquences séduisantes amenant les essais de Guirado et Fickou. Mais faut-il déjà que les coéquipiers de Guirado oublient au plus vite leur fragile prestation collective. "Il va falloir se remobiliser et ne pas baisser la tête", prévient Rabah Slimani. "Cette semaine, ça va beaucoup se jouer dans les têtes". Au moment de retrouver les Anglais en route pour un Grand Chelem qui leur échappe depuis 2003, Guy Novès peut toujours rassurer ses troupes en leur martelant qu’ils sont en construction et que l’avenir est devant eux. Mais le sélectionneur-manager du XV de France sait aussi rester lucide: "on part de loin !"

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