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6 NATIONS - Les intentions de jeu y étaient. Maintenant, on veut voir le reste...

Les intentions de jeu y étaient. Maintenant, on veut voir le reste...

Mis à jourLe 07/02/2016 à 11:55

Publiéle 07/02/2016 à 11:45

Mis à jourLe 07/02/2016 à 11:55

Publiéle 07/02/2016 à 11:45

Article de Anthony Tallieu
Dans cet article

TOURNOI 6 NATIONS - Le XV de France s'est fait très peur pour son entrée en lice dans le Tournoi des VI Nations face à l'Italie (23-21). Un succès au forceps face à des courageux transalpins, qui a laissé apparaître des carences mais également du positif dans la volonté de bien jouer au rugby, à conserver pour la suite.

Il y a un an presque jour pour jour, Philippe Saint-André déclarait un brin dépité que l'équipe de France n'avait plus de marge sur l'Écosse. Ce samedi, on serait tenté de dire qu'elle n'en a plus vraiment non plus face à l'Italie. Pour le premier match de l'ère Novès, le XV de France a tremblé et même retenu son souffle durant les dernières minutes dominées par la Squadra Azzurra. Tout n'est donc pas à garder donc, notamment dans l'aspect défensif et de la discipline. Un secteur laisse toutefois entrevoir des lendemains moins crispés : l'animation offensive.

Les Bleus ont inscrit trois essais en bout de ligne, deux par des ailiers et un après une pénalité jouée rapidement par Gaël Fickou. Une volonté de jouer que Guy Novès a définie comme fil conducteur de son mandat et que ses joueurs ont essayé d'appliquer. Le pilier Rabah Slimani évoque ce changement d'état d'esprit: "L'an dernier, notre jeu était beaucoup basé sur la défense. On était plutôt bien dans ce secteur mais on avait des problèmes en attaque. Cette année, on essaie d'appuyer notre jeu sur l'offensive. On a vu ce que cela pouvait donner face à l'Italie. Il faudra désormais régler tout ça pour que cela soit pas que sur des petits moments". En chiffres, ces intentions de jeu se sont traduites par 143 passes dont 22 après contact et 17 défenseurs battus.

Joanthan Danty (XV de France) face à l'Italie - 6 février 2016
Joanthan Danty (XV de France) face à l'Italie - 6 février 2016 - AFP

Lauret: "Encore beaucoup de lacunes à combler"

Guy Novès est reparti de zéro après le naufrage de la dernière Coupe du monde, tant au niveau des hommes que de la philosophie de jeu. En cela, le mouvement et les attitudes au contact, qui ont permis de battre 17 défenseurs, peuvent servir de point de départ dans la vision du nouveau sélectionneur. Sur ce point, le staff ne renoncera pas, malgré des pertes de balle parfois dangereuses. "Il y a un état d'esprit qu'on cherche à insuffler et on a pu par moments tomber dans l'excès", convient Yannick Bru. "Cela passera par du déchet. Nous ne devons pas faire marche arrière dans la liberté laissée aux joueurs dans le duel et l'envie de se passer le ballon debout".

Les idées de jeu présentes, reste désormais aux Bleus d'apporter tout le reste. Les 19 turnovers concédés trahissent une équipe encore fragile, souvent fébrile dans les duels et la discipline. À un drop improbable près, la France connaissait une défaite historique et donc peu reluisante sur son sol face à l'Italie, habituel maillon faible du Tournoi. La semaine qui vient ne sera pas de trop pour corriger ce qui n'a pas été ce samedi et préparer au mieux la réception de l'Irlande. "L'ambiance dans le vestiaire était partagée", raconte Wenceslas Lauret. "La victoire rassure toujours mais quand on voit notre prestation, on sait qu'il y a encore beaucoup de lacunes à combler. On doit conserver les ballons, réussir à avancer, moins se faire coffrer et être plus propre dans les rucks". Face au double champion d'Europe en titre, les bonnes intentions risquent en effet de ne pas suffire.

Wenceslas Lauret et Jules Plisson (XV de France) face à l'Italie - 6 février 2016
Wenceslas Lauret et Jules Plisson (XV de France) face à l'Italie - 6 février 2016 - AFP
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