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6 NATIONS - Billy Vunipola : ce bulldozer qui a martyrisé les Français !

Vunipola, ce bulldozer qui a martyrisé les Français !

Le 20/03/2016 à 14:45

6 NATIONS - Impressionnant de puissance face à la France (21-31), Billy Vunipola (23 ans, 25 sélections) a largement contribué à la victoire du XV de la Rose pour décrocher le Grand Chelem. Focus sur le numéro 8 anglais élu Talent Société Générale !

Il est minuit passé au Stade de France. Les mains enfoncées dans les poches de son costume, tout sourire, Billy Vunipola (23 ans, 25 sélections) est le dernier Grand Chelemard du XV de la Rose à s’attarder avec les médias. Une nouvelle fois, la puissance du troisième ligne anglais a propulsé l’Angleterre vers une victoire largement méritée face à la France (21-31). Elu Talent Société Générale, le numéro 8 des Saracens a marqué de son empreinte cette dernière rencontre du Tournoi des 6 Nations.

"Le plus important, c’est de prendre du plaisir dans ma façon de jouer", confie-t-il. "On me donne la chance de jouer dans cette grande équipe et j’en suis le plus heureux. Mais je veux remercier le coach (Eddie Jones) et le staff de me faire confiance. Je me mets moins la pression qu’avant. Je veux toujours m’améliorer. Je ne perds plus le sommeil, comme ça m’arrivait avant. J’arrive à être plus relax. Sur le terrain, j’essaie d’être plus malin. De ne plus être tout le temps à fond. En première mi-temps, les Français me "cherchaient" un peu. Je ne me cache pas, mais je choisis les moments où je peux avoir plus d’impact".

" Je me mets moins la pression qu’avant. Je ne perds plus le sommeil, comme ça m'arrivait avant"

L’œil gauche encore rougi par ses duels avec les joueurs français, Billy Vunipola a tout simplement affolé les statistiques : 18 courses, 81 mètres parcourus balle en mains, 5 défenseurs battus, 2 offloads. Impressionnant ! Avec ses départs au ras des regroupements et ses 126 kg particulièrement mobiles, le natif de Sydney a systématiquement mis le XV de la Rose dans l’avancée pour remporter le 13e Grand Chelem de son histoire. Un rebond inespéré après une Coupe du monde désastreuse.

Billy Vunipola (Angleterre) face à la France - 19 mars 2016

Billy Vunipola (Angleterre) face à la France - 19 mars 2016Icon Sport

"Gagner ce Grand Chelem en France, ça a une valeur particulière", confie Vunipola. "On est tous super fiers. On a bossé dur pendant huit semaines. Mais ce n’est qu’un début pour nous, nous voulons continuer à nous améliorer. A améliorer notre jeu. Il y a encore beaucoup de défis qui nous attendent. On a su rebondir après la dernière Coupe du monde, à aller de l’avant. Si les choses se sont passées ainsi, à l’époque, c’est qu’il y avait une raison".

" Eddie Jones prend sur lui s'il se trompe. Et les joueurs n'ont qu'une idée: le suivre"

Défensivement, Billy Vunipola ne s’est pas non plus échappé sur la pelouse du Stade de France. Avec un 100% sur ses plaquages (8/8), l’Anglais a éclipsé la troisième ligne française où Loann Goujon, malgré sa bonne volonté, a eu bien du mal à exister (seulement 19 mètres gagnés balle en mains et un seul défenseur battu, NDLR). Des chiffres qui confirment qu’en l’absence de Louis Picamoles, la concurrence au poste peine à relever l’intensité du niveau international. Une problématique de plus pour Guy Novès

Billy Vunipola savoure le Grand Chelem décroché par l'Angleterre - 19 mars 2016

Billy Vunipola savoure le Grand Chelem décroché par l'Angleterre - 19 mars 2016Icon Sport

Eddie Jones, lui, a ressuscité les espoirs anglais en seulement quatre mois. "Le chantier principal d’Eddie (Jones) a été de redonner confiance à l’équipe", explique Billy Vunipola. "On peut voir que cela a marché. Sur et en dehors du terrain. En tant qu’équipe et en tant que groupe, on est plus proches qu’on ne l’était il y a quatre-cinq mois. Il est toujours honnête avec nous. Il nous dit sur quoi on doit travailler, à nous de faire ce qu’il faut en conséquence. Il n’est pas tout le temps dans la confrontation, comme cela a pu être dit. Il fixe des objectifs. Il prend sur lui s’il se trompe. Et les joueurs n’ont qu’une idée : le suivre".

De notre envoyé spécial au Stade de France, Vincent PERE-LAHAILLE

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