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Tournoi des 6 Nations - Guilhem Guirado (XV de France): "Il va falloir être revanchard et fier"

Guirado: "Il va falloir être revanchard et fier"

Le 04/02/2016 à 16:35

6 NATIONS - A trois jours du début du Tournoi des 6 Nations face à l’Italie (samedi, 15h25), Guilhem Guirado (29 ans, 38 sélections), le capitaine du XV de France, attend un investissement total et exemplaire de ses coéquipiers. Après la désillusion de la Coupe du monde, les Bleus doivent se montrer revanchards et fiers pour reconquérir les supporters tricolores.

Guilhem, après trois stages au mois de janvier, dans quel état d’esprit se trouve le XV de France avant d’aborder le Tournoi des 6 Nations?

Guilhem GUIRADO: Je ressens de l’enthousiasme et une adhésion de tout le groupe. Pour le moment, c’est très studieux, ça bosse bien. Il y avait vraiment de l’excitation pour vite basculer sur le terrain et mettre en place les consignes du staff. Il faut vraiment qu’on soit encore plus exigeant sur nos semaines d’entraînement pour se tirer vers le haut. On ne rivalisera avec les autres équipes qu’en ayant une vraie force collective.

En tant que capitaine, quelle est la teneur de votre discours?

G.G: Pour le moment, je suis plutôt à l’écoute par rapport à tout ce qui est mis en place et aux exigences du staff. Après, selon le ressenti du groupe, j’essaierai d’être exemplaire sur le terrain. C’est ce que je tends à être et c’est le plus important. Je veux être un capitaine de devoir, tirer au maximum l’équipe vers le haut, ne pas me focaliser sur l’extérieur et penser uniquement à mon investissement sur le terrain.

" Avec son discours, Guy entraîne toute l’équipe derrière lui"

Tout au long du mandat de Philippe Saint-André, le manque de confiance des joueurs revenait systématiquement. Sentez-vous chez vos coéquipiers un désir profond de se lâcher?

G.G: Nous sommes tous conscients que nous devons donner le meilleur de nous-mêmes déjà pour nous et pour notre confiance. Mais si tout le monde se conditionne pour être prêt le Jour J, je pense sincèrement qu’on n’aura pas de problème même si l’on sait bien que le challenge est très relevé.

Guilhem Guirado et Maxime Machenaud (XV de France) - 2 février 2016

Guilhem Guirado et Maxime Machenaud (XV de France) - 2 février 2016Icon Sport

Peut-on déjà parler d’une patte Guy Novès?

G.G: Non, c’est trop tôt. Mais par rapport à cette nouvelle ère et ce renouveau de l’équipe de France, le premier match contre l’Italie marquera le point d’encrage. Mais Guy en impose rien qu’avec son discours et entraîne toute l’équipe derrière lui. Son discours permet aux joueurs de se transcender pour être les meilleurs. Et tout le monde doit être dans le même bateau. Tout le monde doit être persuadé de la tâche qui nous attend et des efforts à fournir.

" Pour être honnête, on ne parle pas de la Coupe du monde. Mais il faut savoir ressortir grandi de ce qui s’est passé"

On peut difficilement croire que vous allez aborder ce Tournoi sans être hanté par les fantômes de la dernière Coupe du monde…

G.G: Pour être honnête, on ne parle pas de la Coupe du monde. Nous n’allons pas ressasser le passé indéfiniment, il faut regarder vers l’avant. Nous ne changerons plus le résultat. Il faut penser à l’Italie, à cette nouvelle aventure pour ce groupe. Tous les joueurs qui ont été de l’aventure ont été touchés et navrés de montrer ce visage. Mais il faut savoir ressortir grandi de ce qui s’est passé. Ça ne sert à rien d’appuyer là-dessus, notamment auprès des jeunes qui nous rejoignent dans cette aventure. Il faut simplement prendre conscience que tout un pays et les Français sont dernière nous. On a besoin de prendre du plaisir et d’en donner aux gens qui viennent nous supporter. Mais Guy a un discours qui permet de recadrer et de prendre conscience des obligations de notre présence en équipe de France. Il faut remontrer ce que l’équipe de France est vraiment.

Guilhem Guirado et Guy Novès (XV de France)

Guilhem Guirado et Guy Novès (XV de France)Icon Sport

Le nouveau sélectionneur ne souhaite pas évoquer les ambitions du XV de France pour ce Tournoi. Mais pouvez-vous vraiment espérer remporter une compétition qui échappe au rugby français depuis 2010 ?

G.G: Le niveau est très élevé. Ça fait longtemps que la France n'a pas réussi à gagner le Tournoi et on se doit de le faire. On en rêve tous, mais ça va passer par cinq gros combats. Notre ambition, c’est déjà d’être à la hauteur sur ce premier match contre l’Italie. Il va falloir être revanchard et fier de ce que l'on sait faire en Top 14. Il va falloir se libérer pour prendre énormément de plaisir. Le premier match est primordial à chaque nouvelle ère et dans chaque nouvelle compétition.

" Les joueurs ont conscience de l'enjeu moral de ce Tournoi et de la valeur du maillot dans lequel nous allons transpirer"

G.G: Bien-sûr que tous les joueurs ont conscience de l'enjeu de ce tournoi et de la valeur du maillot dans lequel nous allons transpirer. C'est toujours un honneur et gratifiant de porter les couleurs de notre pays sur le corps. Forcément, quand on met ce maillot avec le drapeau français, on n'est plus tout à fait le même homme. C’est une seconde peau. Il faut être à la hauteur. Cela implique encore plus de responsabilités de la part de tous les joueurs du XV de France pour que les supporters soient à nouveau fiers de nous.

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