Yannick Nyanga - France Angleterre - 1 février 2014 - DPPI
 
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6 Nations

Tournoi des 6 nations 2014, France-Angleterre (26-24) - Bulletin de notes: Nyanga, quelle santé !

Bulletin de notes: Nyanga, quelle santé !

Par Clément Mazella
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 03/02/2014 à 00:41 -
Par Clément Mazella - Le 03/02/2014 à 00:41
Au four et au moulin, Yannick Nyanga a fait preuve d'un punch incroyable. Picamoles et Papé ont été précieux. Bastareaud et Kayser plus discrets. Les notes.

ILS ONT BRILLE…

44 mètres parcourus ballon en mains, deux franchissements, sept défenseurs battus, douze plaquages, quatre prises en balle en touche: les statistiques de Yannick Nyanga sont tout simplement hallucinantes. Le troisième ligne de Toulouse a fait preuve d’une incroyable activité. Son punch a permis aux Bleus de jouer dans l’avancée et de répondre au défi physique des Anglais. Son compère, Louis Picamoles, a lui aussi remporté de nombreux duels (cinq défenseurs battus) sur les impacts grâce à sa puissance. Même en prenant, arrêté, les ballons, il a réussi à avancer. L’un des rares Français dans ce cas-là. Dans le combat, Pascal Papé a encore montré l’exemple, remplissant à merveille son rôle de poison dans les mauls pénétrants. Meilleur plaqueur du match (14) avec 100% d’efficacité. Enfin, s’il a connu du déchet en défense (trois plaquages ratés), Yoann Huget s’est avéré le trois-quarts le plus tranchant (trois franchissements) et le plus efficace (deux essais), ce que recherche depuis des lustres Saint-André. A noter les très bonnes entrées en jeu de Machenaud et Szarzewski, débordants d’envie.

Louis Picamoles - France Angleterre - 1 février 2014
Louis Picamoles - France Angleterre - 1 février 2014 - DPPI

PAS PLUS, NI MOINS…

Les deux piliers, Thomas Domingo et Nicolas Mas, ont grandement contribué à la bonne tenue de la mêlée française. Mais ils ont tous les deux subi dans le jeu courant. Le Clermontois a même été l’auteur d’une passe affreuse pour Jean-Marc Doussain. Ce dernier, précieux en défense, s’est sorti à plusieurs reprises de situations délicates. Sa puissance lui a permis de conserver certains mauvais ballons fournis par son pack. Mais il n’a pas su inverser la pression lors de la forte domination des Anglais. Pour sa première, Jules Plisson a connu vingt premières minutes parfaites avec une passe au pied décisive pour Huget et une autre qui aurait pu faire mouche pour Médard (7e). Dommage cette montée défensive hasardeuse sur l’essai de Burrell. Wesley Fofana, Brice Dulin et Maxime Médard ont été sobres mais n’ont pas su faire la différence en attaque. Titularisé pour son apport en touche, Alexandre Flanquart s’est montré actif sur toutes les phases aériennes et fut l’auteur d’un sauvetage décisif sur Goode (26e). Durant 40 minutes, Bernard Le Roux s’est évertué à plaquer tout ce qui bougeait (onze plaquages mais trois ratés) et à ralentir les sorties de balle anglaises. Yoann Maestri (dix plaquages en 35 minutes) et Antoine Burban (deux pénalités obtenues dans les rucks) se sont mis au diapason.

ILS ONT DECU…

En 2013, il s’était imposé comme le numéro un au poste de talonneur. Pour son premier match en 2014, Benjamin Kayser n’a pas affiché le même rendement. Il a perdu un lancer précieux dans les 22m anglais en début de rencontre. S’il a été solide en mêlée, il s’est montré bien plus quelconque dans le jeu courant, ne sollicitant qu’à trois reprises le ballon. A paru émoussé et moins dynamique que Szarzewski. Enfin, Mathieu Bastareaud n’a jamais réussi à faire parler sa puissance lors des attaques françaises. Souvent utilisé (9 fois), il n’a que rarement fait la différence (onze mètres parcourus avec ballon). Le centre de Toulon s’est alors concentré sur les tâches défensives. Secteur où il s’est avéré bien plus à son avantage (douze plaquages mais deux ratés). Sa complémentarité avec Fofana peut se poser…

Chez les Anglais... Billy Vunipola et Danny Care ont été clairement au-dessus du lot, le premier grâce à sa force de pénétration, le second par sa vitesse et ses prises d’initiative. Lawes, Wood et Robshaw ont abattu un travail considérable. Hartley, Marler et Cole ont peiné en mêlée fermée. Farrell a, comme bien souvent, alterné le bon et le moins bon. Enfin, les jeunes Burrell et Nowell ont semblé bien timorés et encore un peu tendres pour le haut niveau.

Danny Care - France Angleterre - 1er février 2014
Danny Care - France Angleterre - 1er février 2014 - Icon Sport
 
 

commentaires


  • rene0155003/02/2014 22:15

    Oui mais en France on a des joueurs pour ces postes, alors pourquoi aller chercher ailleurs! tu parles de sélectionner Kockott mais cette saison, il pèse moins sur le jeu, je ne pense pas que cette année il soit le meilleur 9, alors pourquoi le sélectionner?

  • ZuZuRugby03/02/2014 20:46

    Sur certains postes clés comme le 10 ou le 9 clairement oui

  • LucachGazelle03/02/2014 19:54

    hein ?