6 Nations

Tournoi 6 nations 2014, France-Angleterre, analyse: A la recherche de l'efficacité perdue...

France26 - 24Angleterre

En 2013, les Bleus n'ont inscrit que treize essais en onze rencontres. Trop peu pour prétendre lutter avec les meilleurs mondiaux. Objectif: se rassurer.

 
A la recherche de l'efficacité perdue... - Rugby - 6 NationsIcon Sport
 

Le XV de France ne nourrit qu'une obsession: vaincre l'Angleterre samedi (18h) au stade de France en ouverture du Tournoi des six nations pour se libérer des chaînes d'une année 2013 cauchemardesque et s'ouvrir enfin la route du Mondial 2015. Le manager Philippe Saint-André a prévenu: sur ce "Crunch" programmé en hors d'oeuvre, "tout le monde jouera gros". Cette première sortie de 2014 offre en effet LA clé d'une légion de questions. Celle de la confiance d'abord. Tant bien que mal, ce XV de France a dû poursuivre son initiation dans la défaite, huit précisément en 2013, pour un nul et deux victoires. Dernière du Tournoi précédent, cette équipe cherche encore son match-référence, celui sur lequel bâtir, alors que les promesses de la tournée de novembre 2012 et les victoires face à l'Australie (33-6) et l'Argentine (39-22) se sont envolées comme des feuilles mortes après l'automne.

Tout sur l'attaque

"L'apprentissage, c'est fini, assène Saint-André. Maintenant, il faut rentrer dans les résultats, dans la performance." En ce sens, quoi de mieux que d'attaquer par l'ennemi héréditaire, lancé à toute vapeur vers "sa" Coupe du monde ? "C'est un moyen d'être fixé tout de suite", convient PSA, défait en 2012 (24-22) et 2013 (23-13) par le XV de la Rose de Stuart Lancaster. Cela passe d'abord par la nécessité de faire sauter le verrou des défenses, un vrai défi tant le XV de France est frappé d'une stérilité confondante, illustrée par ces treize essais seulement en 11 matches en 2013.

Fini, donc, ces longues séquences à tristement arpenter la ligne d'avantage, à assiéger les cinq mètres adverses, comme ce fut le cas lors des quatre confrontations face aux All Blacks puis contre l'Afrique du Sud. 2014 sera "l'année de l'efficacité", annonce ainsi Saint-André, qui a bénéficié pour la première fois de deux semaines entières de préparation, pour le coup axées sur l'animation offensive. "Là, on n'est pas dans le calcul, on n'est pas dans la gestion, exhorte Saint-André. Il faut que les joueurs s'envoient, donnent tout, qu'il y ait de l'audace, de la générosité." L'audace pourrait venir de la jeunesse, incarnée à la charnière du XV de France par deux talentueux chefs d'orchestre de 22 ans: le demi de mêlée Jean-Marc Doussain (5 sélections) et l'ouvreur novice Jules Plisson. La titularisation de ces deux espoirs a d'abord été dictée par défaut, à mesure que s'égrenait la litanie de blessures (Tales, Lopez, Parra) ou de méforme (Michalak). Mais apporterait-elle enfin cette part d'insouciance décomplexée dans un XV de France morose ?

L'Angleterre encore rajeunie

Pour le reste, et compte tenu de l'infirmerie (Dusautoir, Fritz, Guitoune notamment), Saint-André et ses adjoints Yannick Bru et Patrice Lagisquet ont plutôt misé sur des options classiques, que ce soit en première ligne (Domingo, Kayser, Mas), au centre (Fofana, Bastareaud) ou pour le triangle arrière (Médard, Huget, Dulin). En face, le XV de la Rose vise une victoire dans le Tournoi après avoir échoué sur la dernière marche l'an dernier avec une défaite cinglante au pays de Galles (30-3) lors du dernier match. C'est donc l'année de la confirmation pour cette Angleterre rajeunie version Lancaster, dont les derniers avatars seront samedi dans la ligne de trois-quarts avec les novices Jack Nowell (20 ans) et Luther Burrell (26 ans) et le très peu expérimenté Jonny May (23 ans, 1 sélection).

Nimbé d'un parfum de légendes, cet habituel choc du Tournoi rarement programmé en ouverture donnera le ton du reste de l'exercice pour ces deux équipes ambitieuses. Côté français, on n'ose imaginer les conséquences d'une nouvelle défaite qui, même courte, n'aurait même plus le mérite d'être encourageante. Car, au-delà du Tournoi, il en va de la construction d'un groupe en vue du Mondial 2015. C'est dans un peu plus d'un an et demi et il y a urgence.

 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
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