Huget - Ecosse France - 8 mars 2014 - Icon Sport
 
6 Nations

Ecosse-France (17-19), l'antisèche - Dans le jeu, les Bleus ont touché le fond

Dans le jeu, les Bleus ont touché le fond

Par Clément Mazella
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 08/03/2014 à 23:59 -
Par Clément Mazella - Le 08/03/2014 à 23:59
Offensivement, le XV de France s’est montré insignifiant. Il n’a que rarement mis l’Ecosse en danger et le seul essai est une interception d’Huget. L’antisèche.
 

Le jeu: Une attaque en berne

La victoire des Bleus est inespérée. Il ne faut vraiment pas se le cacher. Laborieux comme jamais, le XV de France a livré l’une de ses partitions les plus médiocres sous l’ère Saint-André. Sans inspiration, friable au possible et proche du ridicule en conquête directe, la France a tremblé durant 79 minutes avant que Doussain ne passe la pénalité de la gagne. Trois points qui évitent à PSA et ses hommes de sombrer dans le néant. Leur copie fut proche de l’indigestion. Offensivement, on a rarement mis en danger la défense écossaise, pas réputée pour être la meilleure au monde. Les actions dangereuses se sont comptées sur les doigts d’une main pendant que l’Ecosse, elle, nous montrait à quoi ressemblait une combinaison sur l’essai de Seymour. Bref, un match à vite oublier. Quoique. Si on ne retient aucune leçon, il semble peu probable qu’une victoire soit au rendez-vous samedi prochain contre l’Irlande.

Les joueurs: Mach, Plisson et Vahaamahina totalement perdus

Brice Mach a vécu un véritable calvaire. Pour sa première titularisation en équipe de France, le talonneur de Castres est passé totalement au travers, perdant pas moins de six munitions sur ses lancers en touche. Placé sur le flanc de la troisième ligne, Sébastien Vahaamahina a semblé totalement perdu. S’il a réussi douze plaquages sur treize, il coûte deux pénalités et s’est fait arracher bêtement un ballon à 10m de l’en-but français (46e). Contré d’entrée de match, comme au pays de Galles, Jules Plisson a failli dans le domaine de l’occupation. Il a par ailleurs eu beaucoup de mal à organiser le jeu des Bleus et s’est montré très naïf sur l’essai de Seymour. Bastareaud, Dulin, Lapandry et Huget sont les seuls à prétendre à la moyenne.

Côté écossais, Stuart Hogg a montré qu’il était l’un des meilleurs arrières au monde. Un coup de pied incroyable et une belle faculté à jouer juste malgré ses 21 ans. Hamilton a été un poison en touche. Gray, Denton et Brown ont rendu une belle copie alors que Weir, à l’ouverture, a enchaîné les mauvais choix. Il est fautif sur l’interception d’Huget .

Le tournant qui n'a pas eu lieu: Weir trop court

Dans un match aussi serré, la différence se joue sur des détails. Et notamment la fiabilité des buteurs. Auteur d’un match moyen, Duncan Weir s’est même montré maladroit sur une tentative de but à six minutes du terme. A 40m vent de le dos. Son coup de pied n’a pas atteint la cible. Il aurait pu permettre au XV du Chardon d’être à l’abri d’une pénalité française. Celle-ci est intervenue cinq minutes plus tard. Et Doussain, lui, ne l’a pas ratée.

Duncan Weir - Ecosse France - 8 mars 2014
Duncan Weir - Ecosse France - 8 mars 2014 - Icon Sport

Le tweet humoristique: Les absents ont toujours tort

En référence à Louis Picamoles ?

La stat: La touche, talon d'Achille des Bleus

Guirado et surtout Mach n'ont jamais su trouver le rythme en touche, perdant la bagatelle de huit munitions. Au niveau international, cela ne pardonne pas. Un secteur totalement à revoir pour le dernier match contre l'Irlande.

La question: Les Bleus peuvent-il remporter le Tournoi ?

Eh oui, cela peut surprendre vu le niveau de jeu affiché par les Bleus: le XV de France peut encore remporter l'édition 2014. Pour cela, il faudra résoudre deux équations. La première: battre l'Irlande au Stade de France. Tout sauf évident, les Irlandais étant ceux qui ont affiché le meilleur visage depuis le début de la compétition. Les Bleus devront se faire violence et répondre notamment dans le secteur de la conquête, secteur où excelle le XV du Trèfle, mais aussi sur les ballons portés. Mais une victoire ne constitue pas une garantie pour soulever le trophée. En effet, l'Angleterre et le pays de Galles (qui s'affrontent dimanche), peuvent très bien terminer avec le même bilan que les Bleus (quatre victoires et une défaite). Dans ce cas, c'est le goal-average général qui sera à prendre en compte. Pas un avantage pour les Bleus avec un +3 à l'heure actuelle. Une victoire finale dans le Tournoi révèlerait donc d'un énorme concours de circonstance pour ce XV de France pas sûr de son jeu...

 
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