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6 nations - Le XV de France en crise de tauliers

Le XV de France en crise de tauliers

Par Clément Mazella
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 04/03/2014 à 18:34 -
Par Clément Mazella - Le 04/03/2014 à 18:34
C’est un XV de France amputé de la majorité de ses cadres qui va tenter de se relancer samedi en Écosse. Szarzewski, Nyanga, Picamoles, Fofana, autant de leaders absents d’un groupe où les caractères se raréfient. À Murrayfield, Pascal Papé se sentira bien seul.

Plus le Tournoi des 6 Nations avancent, plus il faut chercher à la loupe pour trouver des tauliers dans le groupe France. La blessure au biceps du capitaine emblématique Thierry Dusautoir, qui l’avait contraint en janvier à déclarer forfait pour toute la compétition, avait déjà privé les Bleus d’un chef de meute de premier plan. Une première tuile pour un groupe qui voit ses hommes forts tomber comme des mouches: Benjamin Kayser avec Clermont, Yannick Nyanga et Wesley Fofana - moins meneur d’hommes mais puncheur en chef de l’attaque française - à Cardiff et Dimitri Szarzewski samedi avec le Racing-Metro. Comme s’il fallait en rajouter une couche, est venue s’ajouter à ces quatre blessures la mise à l’écart de Louis Picamoles pour son comportement inapproprié envers M.Rolland au Millenium.

"Cela pèse car ce sont des habitués du groupe France. Mais il reste encore Pascal et tout le monde se met au diapason pour apporter ce qu’il peut, tempère le troisième ligne Damien Chouly. C’est important de donner une direction à l’équipe, mais chacun est responsabilisé, chacun a le droit à la parole donc je ne suis pas inquiet". Y avoir le droit est une chose, mais s’en servir en est une autre, et visiblement beaucoup préfèrent passer leur tour. "Nicolas Mas et Pascal Papé ont beaucoup d’expérience. Ça ne sert à rien de se polluer l’esprit avec ça, lâche le pilier castrais Yannick Forestier. Chacun son rôle ! Cela ne servirait à rien de prendre la parole pour dire la même chose que Nicolas ou Pascal. Ils ont l’habitude de gérer ça. Les autres, nous devons baisser la tête et se mettre au combat".

Papé devant, les autres derrières

Nicolas Mas étant plutôt introverti de nature, Pascal Papé fera une nouvelle fois office de grand patron des Bleus contre l’Écosse. Un rôle que le deuxième ligne parisien avait eu du mal à gérer au Millenium. Agacé, parfois agaçant avec l’arbitre M.Rolland, son attitude n’avait pas aidé à remettre à flot un navire français en perdition. "Une faute" selon Philippe Saint-André, qui n’a pas été jusqu’à appliquer à son capitaine la même sévérité que pour Louis Picamoles.

Pas suffisant pour ébranler la foi à toute épreuve de ses partenaires, bien au contraire pour l’ailier Yoann Huget. "Il faut qu’il y ait un leader: Pascal (Papé, ndlr), et nous, tous des soldats derrière lui. Moi, je suis un soldat, et je serai derrière Pascal. On sera tous derrière lui en Écosse, on ne peut pas avoir quinze capitaines". Papé devant, ses troupes tapies derrière, et beaucoup de pression sur les épaules d’un seul homme, à moins qu’un leader spontané ne se déclare à Murrayfield pour le décharger un peu. On l’aura compris, ce n’est pas trop la tendance.

 
 

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  • 19chf4hcup06/03/2014 05:44

    Ça va ,tu as une bonne marge de surcis

  • Frédéric Villon05/03/2014 23:45

    Pourquoi???

  • 19chf4hcup05/03/2014 20:34

    à quand même......je comprends ta détermination, et tu fais le tour de la place du capitôle tous nu si novès s'en va?