2013 Tournoi 6 Nations France Angleterre Tuilagi Clerc - AFP
 
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6 Nations

Tournoi des 6 nations 2013 - Angleterre-France (23-13) : Les Bleus si près, si loin...

Les Bleus si près, si loin...

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 24/02/2013 à 00:11 -
Par Rugbyrama - Le 24/02/2013 à 00:11
Troisième défaite pour le XV de France qui n'a pas démérité mais qui a dû baisser pavillon face à des Anglais ô combien pragmatiques et efficaces (23-13).

Comme un coup de poignard en plein cœur. A la suite d'un regroupement un peu confus, Manu Tuilagi se voyait tout heureux de voir le ballon lui atterrir directement dans ses mains à la suite d'un malheureux coup de billard dans un ruck. Déjà bourreau des Bleus l'an passé au Stade de France, le bulldozer de la Rose ne se laissait pas prier pour marquer un essai assassin (58e). Après avoir donné durant plus d'une heure une grande réplique aux Anglais, les Français n'avaient plus d'essence dans le moteur et n'ont rien pu faire d'autre que de s'incliner face à l'Angleterre (23-13). Un score qui a pris une ampleur imméritée en fin de partie, au regard de l'énorme investissement tricolore sur cette rencontre.

Bousculés à Rome puis à Paris, les Français furent habités par ce sentiment de révolte qui aide, parfois, à bouger les lignes, reculer l’adversaire et forcer le destin. A l'image de Yoann Huget volant dans les plumes d'un Farrell insupportable, les Français étaient bien décidés à ne pas se laisser marcher sur les pieds par des Anglais trop sûrs de leur sujet. Au niveau de l'engagement et du combat, ils montraient qu'ils étaient dans leur match. Dans le sillage d'un Louis Picamoles perforant, les Bleus avançaient à l'impact et trouvaient des espaces dans la défense du XV de la Rose. Mais le dernier geste laissait à désirer.

L'éclair de Fofana en vain

Entre temps, Tuilagi donnait les premiers frissons à la défense tricolore (26e). Une croisée parfaitement exécutée avec Farrell lui permettait de franchir le premier rideau français. Courageux et solidaires, les Bleus plaquaient à tour de bras et défendaient comme si leur vie en dépendait. Il y avait toujours un joueur pour colmater les brèches et éviter le pire.

Portés par leur volonté exacerbée de se racheter, les Français avaient des fourmis dans les jambes et n'hésitaient pas à relancer les ballons depuis leur camp. Partant depuis sa propre moitié de terrain, Wesley Fofana faisait tomber le mur anglais que l’on pensait incassable. Le trois-quarts clermontois signait un exploit majuscule en échappant à cinq défenseurs anglais. D’une longue passe venue de Mathieu Bastareaud, il plaçait trois raffûts consécutifs sur Ashton, Robshaw et Youngs. Il marqua ensuite sur une accélération meurtrière le long de la touche. Enfin au rendez-vous, les Français ont bien réagi mais perdu leur troisième match en autant de sorties. Reste désormais aux joueurs de Philippe Saint-André de pouvoir enfin enchaîner deux performances dignes de ce nom afin d'éviter la cuillère de bois.

 
 

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  • Domino6925/02/2013 08:06

    Pourquoi tu cries ?

  • ReloadedUther24/02/2013 19:25

    Mais Fritz est assistant plaqueur car il attrape Ashton avant que celui-ci soit au sol. Maintenant je suis d'accord sur le fait que chaque arbitre a un style particulier. Rolland et Joubert ne siffle pas les mêmes choses mais c'est à chaque équipe de s'adapter. Pour le reste, je m'étonne que nous ayons gagner tant de tournois avec un arbitrage que vous dénoncez comme partisan. Mais il est clair que pour vous les joueurs français sont naturellement tellement supérieurs aux autres et que la nature veut que nous gagnions à chaque fois. Sur ce match, les Anglais ont été autant pénalisé que les Français.

  • fier moccot24/02/2013 17:30

    Oui: si près de la "cuillère de bois" et si loin du grand chelem.... Pauvre EDF !!