2013 Tournoi 6 Nations Angleterre France Fofana - AFP
 
Article
commentaires
6 Nations

Tournoi des 6 nations 2013 - Angleterre-France (23-13) : l'essai de Wesley Fofana

Fofana, 22 ans après Saint-André

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 24/02/2013 à 10:29 -
Par Rugbyrama - Le 24/02/2013 à 10:29
Comme son sélectionneur Philippe Saint-André en 1991, Wesley Fofana a inscrit un essai mémorable à Twickenham. Mais, là aussi, il a été vain.

Pour les Anglais, "l’essai du siècle" a été inscrit par un Français à Twickenham. C’était en 1991, avec Philippe Saint-André. Désormais sélectionneur des Bleus, il a pu assister des tribunes à un autre essai de toute beauté, œuvre de Wesley Fofana à la demi-heure de jeu ce samedi. Cette fois, ce n’est pas une action collective de 100 mètres, mais un rush solitaire d’environ 60 mètres. Le trois-quarts clermontois est parti de son propre camp, en éliminant cinq adversaires. Un crochet, une accélération, une résistance aux plaquages dans les jambes, il a tout fait au XV de la Rose. "C'est allé très vite : je vois le troisième ligne en face de moi, j'essaie l'extérieur, je réussis, il ne restait plus qu'Ashton, je tente un un-contre-un, ça réussit aussi. Après ça a été à la course, ça a un peu tiré", a-t-il raconté après le match.

L’international aux 13 sélections a montré l’étendue de son talent, avec des appuis, de la vitesse et de la puissance, un cocktail explosif qui représente une menace constante. Cet exploit individuel aurait tout de même pu avoir plus de résonnance si les Bleus n’avaient pas perdu la rencontre (23-13). Il leur a seulement permis de virer en tête à la pause (9-10). Pour autant, la réalisation de Fofana nourrit là aussi un parallèle avec celle de son glorieux prédécesseur. La France avait perdu (21-19) il y a 22 ans. Et cela n’a pas empêché les observateurs, dans un camp comme dans l’autre, à reconnaître de tous temps la valeur rugbystique de l’action en elle-même.

Plus décisif comme centre

Cet essai, Fofana l’a inscrit en partant d’une position d’ailier, en bout de ligne. De quoi souligner le paradoxe de son replacement sur le terrain. Lors des deux premiers matchs du Tournoi, il avait évolué avec le numéro 14 dans le dos, ce samedi il a endossé le 12. Un rôle qui lui réussit bien mieux. Le polyvalent auvergnat a inscrit cinq essais en six matchs en tant que centre, contre seulement un en sept rencontres à l’aile avec le XV de France. Mais son rendement ne se résume pas qu’à sa qualité de finisseur. Il a aussi effectué le travail défensif attendu, avec six plaquages réussis sur six, un ballon récupéré pour une pénalité concédée.

Pour autant, Philippe Saint-André ne veut pas remettre sur la table le débat sur le placement de Fofana, brillant au centre avec l’ASMCA et qui a toujours été transparent avec le staff tricolore quant à la sa préférence. "Depuis que je suis là il est dans le groupe, s’est défendu PSA. Depuis que je suis là, sauf une fois où il a été remplaçant, il a joué tous les matches, que ce soit 12, 13, 14 ou 11. Pour l'instant, c'est un bon joueur, on a besoin de lui et il jouera où on a besoin ". Le joueur sait s’en satisfaire.