6 Nations

Bleus: Huget, la renaissance

Passé par le Pro D2, Yoann Huget a souvent a été décrié en Bleu. Parfois à tort. Avant de trouver sa légitimité en Bleu depuis qu’il est à Toulouse. Une situation qui interpelle: doit-on jouer dans un club du haut de tableau pour jouer en équipe de France ?

 
Huget, la renaissance - Rugby - 6 NationsIcon Sport
 

C’est l’histoire d’un des joueurs sélectionnés les plus décriés de l’ère Lièvremont. Rien de personnel, plutôt une question de niveau, jugé alors insuffisant. Et si, en fait, Yoann Huget n’avait simplement fait que payer sa présence en Bleu alors qu’il évoluait dans un club qui ne jouait pas les premiers rôles en Top 14 ? A Bayonne, Huget avait pourtant inscrit 12 essais en 19 titularisations en 2010-2011, saison qui le voyait revêtir pour la première fois le maillot Bleu. Des statistiques dont même Vincent Clerc, référence légitime en France dès qu’il s’agit du poste d’ailier, ne peut pas se vanter.

Pour trouver sa légitimité en Bleu, Yoann Huget aura donc dû attendre de rejoindre le Stade toulousain, son club formateur qu’il avait quitté pour tenter d’autres aventures, loin des parcours linéaires et glorieux qui sont normalement réservés aux bijoux de la formation haut-garonnaise qui, comme lui, ont connu les joies de toutes les sélections de jeunes. Appelé en juin dernier par Philippe Saint-André, puis de nouveau sur les feuilles de match en novembre dernier dans le rôle du remplaçant de luxe, Huget faisait doucement sa place dans le décor. Ce dimanche, c’est désormais dans la peau d’un titulaire que le joueur originaire de Pamiers descendra du bus pour rallier les vestiaires du Stadio Olimpico de Rome. A l’arrière.

Polyvalent pas si lent

Jamais titularisé en 15 lors de son passage à Agen et seulement trois fois, en fin de saison dernière, lors de ses deux années bayonnaises, Huget est pourtant devenu mieux qu’une solution de remplacement à l’arrière. Cette saison à Toulouse, plus de la moitié de ses titularisations (6 sur 11) se sont faites à ce poste. Une solution qui permet de profiter de sa vitesse dans la profondeur du terrain pour créer de nombreuses situations de déséquilibre. Pour les autres ou pour lui-même, comme ce fut le cas lors du superbe essai inscrit face à Clermont, au début du mois de décembre 2012, au terme d’un exploit personnel laissant quatre Auvergnats sur place. De toute façon, "je veux juste savourer le plaisir de disputer une rencontre avec le maillot bleu. Peu importe le poste", déclarait le joueur au micro de France info. Une prudence née de la frustration: "Avant l’Australie (en novembre, N.D.L.R..) je pensais débuter, il n’y avait que Vincent Clerc et moi comme ailier, et c’est Wesley Fofana qui a démarré à l’aile. On essaye d’échanger avec Wesley, lui donner des conseils sur un poste que je connais mieux". Dans le XV de départ dimanche, Huget peut déjà savourer.

 - Rugbyrama@RugbyramaFR
 
 
 
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