Julien BONNAIRE - Galles France - 17 mars 2012 - AFP
 
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Bonnaire: "J'arrête sans regret"

Bonnaire: "J'arrête sans regret"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 17/03/2012 à 21:53 -
Par Rugbyrama - Le 17/03/2012 à 21:53
A l'occasion du revers français (9-16) au pays de Galles ce samedi, le troisième ligne de Clermont, Julien Bonnaire, a vécu sa 75e et dernière sélection. Une sortie internationale qu'il a souhaitée et qu'il a savourée à sa juste valeur. Maintenant, il veut se concentrer sur sa famille et son club.
 

Qu'avez-vous ressenti au moment d'entrer sur la pelouse ?

Julien BONNAIRE: C'est quelque chose de fort, surtout au Millennium, dans ce stade qui est l'un des plus beaux, si ce n'est le plus beau du monde. C'est un grand bonheur de finir ma carrière internationale ici. Même si la victoire n'a pas été au rendez-vous, cela restera un grand souvenir.

Avez-vous ressenti une frustration quand vous êtes sorti, remplacé par Picamoles ? C'est à cet instant que tout a pris fin...

J.B.: Je n'ai pas été frustré du tout. J'ai passé soixante minutes sur le terrain et à l'heure de jeu, une page de ma carrière s'est tournée. J'avais décidé de prendre cette retraite internationale depuis longtemps et j'ai arrêté comme je le voulais. J'ai eu la fin que je souhaitais et j'en suis très heureux. Au final, je suis satisfait de l'ensemble de mon aventure en équipe de France.

Avez-vous échangé votre dernier maillot ?

J.B.: Non, je l'ai gardé pour moi. J'ai déjà des maillots gallois et celui-là, je voulais le conserver. Et puis, vu qu'on en a deux, j'en ferais aussi profiter quelqu'un...

Votre dernière en équipe de France a correspondu avec la première de Jean-Marcellin Buttin, votre coéquipier à Clermont. C'était un joli clin d'oeil ?

J.B.: Oui, cela m'a fait plaisir de le voir ici. Il réalise de belles choses à Clermont depuis le début de saison et là, il a fait une bonne entrée. Il possède un énorme potentiel et n'a que vingt ans. C'est sa première, moi ma dernière et il a encore le temps de connaître beaucoup de sélections. Je lui souhaite d'avoir la chance que j'ai eue, de vivre autant de matchs internationaux que moi. Car je le répète, j'arrête sans regret.

Pour vous concentrer sur votre club ?

J.B. : Oui. Et cela me permettra de profiter davantage de ma famille, de ma femme et mes enfants, car cela devenait de plus en plus dur à gérer. Et puis, il y a de grosses échéances à venir à Clermont. Il me reste encore quelques années à faire là-bas et j'ai bien l'intention d'aller décrocher d'autres titres, notamment la Coupe d'Europe qui manque à mon palmarès et à celui du club. J'ai envie de la lever et je sais que Clermont a le potentiel pour la remporter. Pour cela, il faudra gagner à l'extérieur en quart cette année mais on peut le faire. Une page s'est tournée pour moi aujourd'hui mais il y en a d'autres à écrire.

 
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