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Phillips : "J'ai refermé le livre du Mondial"

Phillips : "J'ai refermé le livre du Mondial"

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 13/03/2012 à 17:17 -
Par Rugbyrama - Le 13/03/2012 à 17:17
Mike Phillips, le demi de mêlée du pays de Galles et de Bayonne, a accordé un large entretien à Midi Olympique, paru dans l'édition de ce lundi. Il explique notamment vouloir battre la France samedi pour glaner un troisième grand chelem et entrer au panthéon du rugby gallois. Avant de sauver bayonne
 

Comme en 2008, vous jouerez face à la France pour remporter le Grand Chelem. En quoi ces deux aventures diffèrent ?

Mike PHILLIPS : Ce que nous réalisons actuellement est plus fort qu’en 2008. Notre équipe est beaucoup plus jeune et nous n’avons que trois trentenaires. Pourtant, nous parvenons à compenser ce manque de vécu par une envie de tout emporter et de se battre pour l’équipe. Notre défaite en demi-finale du dernier Mondial nous a laissé sur un immense goût d’inachevé.

Considérez le match de samedi face à la France comme une revanche ?

M.P. : Absolument pas. Je ne veux pas vivre éternellement dans le passé. Même si ce fut douloureux, j’ai refermé le livre du Mondial. Ce qui m’intéresse, c’est l’avenir. Et donc la confrontation à venir qui s’annonce tout autant corsée. La France est une grande équipe avec de brillantes individualités comme Clerc, Dusautoir, Servat, Parra. Elle est aussi ce qui se fait de mieux au monde en terme de touches et de mêlées. Nous devrons porter un effort tout particulier sur ce secteur de la conquête qui sera la clé de ce match.

Votre choix de rejoindre l’Aviron bayonnais à l’intersaison a-t-il été avant tout dicté par un critère financier ?

M.P. : Non, pas du tout. Je vous assure que je ne suis pas devenu plus riche en venant à Bayonne. Je voulais avant tout quitter le pays de Galles. Avant la Coupe du monde, j’ai connu quelques problèmes extra-rugby qui m’ont affectés. Le pays de Galles est comme un grand village où tout le monde se connaît. Je me suis attiré, sans le vouloir, la jalousie de certains.

Qu’appréciez-vous le plus à Bayonne ?

M.P. : Le fait de pouvoir me balader sans être reconnu et jugé à chaque coin de rue. Surtout, de vivre une vie normale. Je ressens beaucoup moins de pression. Je respire à nouveau. C’est vraiment rafraîchissant de pouvoir évoluer dans un environnement culturel différent et de rencontrer de nouvelles personnes. Je pense que ce nouveau départ m’a rafraîchi les idées. Cela rejaillit sur mon rugby.

Votre saison avec Bayonne est pourtant tout sauf une sinécure. Vous êtes avant-derniers du Top 14 et avez connu trois entraîneurs différents. Cela doit vous changer de la Ligue celte qui est une compétition où les enjeux sont vraiment minimes…

M.P. : C’est vrai que je n’avais jamais connu en club une telle pression et instabilité. Pour moi, un entraîneur viré en cours de saison, c’était déjà quelque chose d’exceptionnel. C’est la première fois en neuf ans de carrière professionnelle que je me retrouvais confronté à une telle situation. Alors, deux entraîneurs remerciés en un mois, c’est complètement fou. Sans parler du derby basque, avec le père d’Imanol Harinordoquy qui est rentré sur la pelouse pour se battre...

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Mike Phillips, sur une page entière, dans Midi Olympique...

 
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