Bastareaud - 14 avril 2012 - Toulon - Icon Sport
 
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6 Nations

Bastareaud: "Je suis un humble soldat"

Bastareaud: "Je suis un humble soldat"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 27/01/2013 à 14:31 -
Par Rugbyrama - Le 27/01/2013 à 14:31
Onze heures, à Orly ouest. Clermontois et Perpignanais qui se sont affrontés la veille sont au point de rendez-vous de l’équipe de France depuis quelques heures quand débarquent les Toulonnais. Et Mathieu Bastareaud, le trois quarts centre qui revient en équipe de France pour ce Tournoi 2013. Avant de rejoindre Marcoussis, "Basta" fait le point sur son retour en bleu.
 

Vous voici de retour en équipe de France, à l’aube de démarrer un tournoi des VI Nations, comme lors de vos débuts en bleu. Comptez-vous vous appuyer sur ce que vous avez déjà vécu cette fois-ci ?

Mathieu BASTAREAUD: Je ne pense pas. Aujourd’hui, c’est une nouvelle histoire qui débute, un nouveau staff, une nouvelle équipe. C’est autre chose. J’ai simplement envie que tout se passe bien pour le groupe. Qu’il puisse gagner quelque chose à la fin de ces deux mois.

Vous êtes vainqueur d’un G rand C helem. Peut-être pouvez-vous ainsi aider le groupe ?

M.B: Je ne sais pas. J’ai un Grand Chelem certes, mais très peu de sélections. Je ne me sens pas expérimenté. Je reviens aujourd’hui en équipe de France, pour faire ce que je sais faire de mieux: avancer, essayer de créer des brèches pour les copains, mobiliser un maximum de défenseurs. Je veux apporter cela à l’équipe.

On vous sent presque sur la retenue...

M.B: J’arrive humblement dans l’équipe. Il me faut me fondre dans un groupe qui sort d’une bonne tournée d’automne. Qui a remporté trois victoires en trois matchs. Ce n’est pas rien. Je dois donc me mettre au niveau des autres.

Vous avez trois jours pour cela...

M.B: Oui. Même si le stage va surtout être une revue d’effectif pour le staff. Qu’il puisse juger de l’état de forme de chacun. Je souhaiterais bien sûr être dans les 23 qui resteront. Comme chacun de nous ici. Mais si je n’y suis pas, ce ne sera pas une fin en soi. Il faudra redoubler d’effort pour y parvenir plus tard.

Vous n’êtes plus ce joueur qui disait, il y a quelques années, faire une croix sur l’équipe de France ?

M.B: Non, même si mes propos ont été mal interprétés à l’époque. Il s’agissait d’un moment précis. Je n’étais pas pris pour le Tournoi, juste avant la Coupe du monde et je faisais le deuil de cette dernière. Pas de l’équipe de France.

On vous sent néanmoins beaucoup plus épanoui qu’il y a deux ans. Vrai ou faux ?

M.B: C’est vrai. Je suis mieux dans ma tête, mieux dans mon cœur. Je suis en paix avec moi même. J’ai retrouvé ce qui me fait avancer: prendre du plaisir sur le terrain, ce que j’avais perdu. Même si j’ai eu des hauts, des bas, des très hauts et des très bas dans ma jeune carrière, j’ai aujourd’hui l’esprit léger. J’arrive en équipe de France en humble soldat.