Maxime Médard - Entrainement XV de France - Icon Sport
 
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Médard doit couvrir ses arrières

Médard doit couvrir ses arrières

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 24/02/2012 à 09:33 -
Par Rugbyrama - Le 24/02/2012 à 09:33
Pour l'heure, il est l'arrière du XV de France. Le seul de métier dans le groupe. Auteur d'une performance sans relief contre l'Italie lors de la première journée du Tournoi, Maxime Médard est ainsi reconduit pour le déplacement en Écosse. Mais il sait parfaitement que les choses peuvent aller vite.

Il est l'unique spécialiste du poste au sein du XV de France. Forcément une marque de confiance pour Maxime Médard, qui sera encore titulaire à l'arrière dimanche. "Aujourd'hui, oui, je suis le seul, atténue le Toulousain.Mais si mes performances sur le terrain sont décevantes, ce ne sera plus le cas. Il y a des jeunes qui arrivent à ce poste, d'autres qui reviennent... A moi de faire attention. L'équipe de France, c'est une récompense. Les meilleurs jouent, c'est tout." Médard fait sans doute référence à l'espoir clermontois Jean-Marcellin Buttin et à son coéquipiers en club, Clément Poitrenaud. En attendant, eux n'ont pas été retenus et en cas de pépin, ce sont Lionel Beauxis ou Aurélien Rougerie qui pourraient être amenés à dépanner en numéro 15 en cours de match à Murrayfield.

"Je ne me sentirai jamais installé"

Autant dire qu'à l'heure actuelle, Maxime Médard bénéficie d'un crédit certain auprès du sélectionneur et de ses adjoints. "Pour l'instant, tout roule, assure l'intéressé. Quand le staff choisit de garder les mêmes joueurs, c'est une bonne chose pour la confiance. Mais rien n'est figé." Une retenue permanente pour celui qui a été un habitué des aller-retour chez les Bleus ces dernières années. Alors pas question de se sentir installé. « C'est vrai qu'il y avait plus de changements sous l'ère Lièvremont que ce que l'on peut observer ces derniers temps, note Médard. Mais se sentir installé ne serait pas le bon terme. Pas du tout même: "Ce n'est pas ma manière de fonctionner. Je ne me sentirai jamais installé." Selon lui, les exigences du niveau international sont simples : "Si t'es pas bon, tu sors." Et il n'échappe pas à la règle : "J'ai vu les entraîneurs lors d'entretiens individuels. Les choses sont claires : si je suis bon en club, je serai là. Si je ne suis pas bon, je ne serai pas là."

"La Coupe du monde m'a fait grandir"

Contre l'Italie, Maxime Médard n'a pas commis d'erreurs grossières. Mais n'a pas brillé non plus. Il sait que pour conforter sa place, il devra franchir un cap lors des prochaines journées du Tournoi. A commencer par l’Écosse. "Ce match va rythmer la fin de la compétition", a-t-il déclaré en faisant allusion au XV de France en général. Ce pourrait être le cas pour lui aussi. Mais aujourd'hui, il révèle aborder ce genre d'événements de façon plus sereine et mieux gérer cette pression : "L'expérience de la Coupe du monde m'a fait grandir. Même si je suis toujours un peu jeune dans ma tête... Je suis le genre de mecs qui a besoin de jouer pour enregistrer de la confiance et avoir ses repères. J'ai réussi à prendre du recul mais j'ai toujours aussi envie de prouver, de montrer de belles choses." Cela tombe bien, le staff compte sur son seul arrière !