MAX EVANS - 07.02.2010 - Ecosse / France - Icon Sport
 
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Evans: "L'Ecosse peut battre la France"

Evans: "L'Ecosse peut battre la France"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 23/02/2012 à 13:37 -
Par Rugbyrama - Le 23/02/2012 à 13:37
Bien que blessé et indisponible pour affronter la France, l'ailier international écossais de Castres Max Evans livre pour notre site son analyse quant aux chances de son équipe de vaincre dimanche. Sûr des forces de son équipe, il estime que les Bleus auront fort à faire pour s'imposer...

Quels objectifs le XV du Chardon peut-il nourrir contre la France après ces deux premiers matchs perdus de peu, contre l'Angleterre et le pays de Galles  ?

Max EVANS: Battre la France ! Nous croyons énormément en nous. En Anglais, une phrase dit " Now it's time to deliver". C'est le moment de nous libérer, et de franchir un cap en gagnant des matchs. En Coupe du monde déjà, nous aurions pu remporter tous nos matchs. Mais pour avoir craqué dans les derniers instants contre l'Argentine et l'Angleterre, nous avons été éliminés. Nous ne voulons plus nous contenter de rivaliser, nous voulons gagner. Les gens ne retiennent que ça  : être un vainqueur ou un loser... Les deux premiers matchs ont à ce titre été très frustrants. L'Ecosse a de bons joueurs, un bon système de jeu, mais ne parvient pas à marquer des points dans les moments importants. Et à ce jeu, si l'on ne marque pas plus de points que l'adversaire, c'est difficile de gagner...

Pensez-vous vraiment pouvoir battre la France, ce que l'Ecosse n'a plus réalisé depuis 2006 (20-16) ?

M.E.: Elle a bien failli l'an dernier à Paris (21-34, NDLR), pourquoi ne le pourrait-elle pas à Édimbourg ? Murrayfield sera plein à craquer, et nous aurons le soutien de nos supporters. Nous n'avons pas peur, et foi en nos qualités. Ce sera difficile pour la France, croyez-moi ! Le passé n'a aucune importance. L'autre jour, des journalistes m'ont demandé si nous ressentions en sentiment de honte pour avoir été la première équipe écossaise de l'Histoire, à ne pas être sortie des phases finales de Coupe du monde... Ce genre d'anecdotes parlent peut-être aux média, mais pas aux sportifs. En tant que joueur, une seule chose nous intéresse : gagner le prochain match. Le passé, les chiffres n'ont aucune importance.

La décision de votre ouvreur Dan Parks de prendre sa retraite internationale après avoir été contré par Charlie Hodgson contre l'Angleterre vous a-t-elle surprise  ?

M.E.: Pas vraiment, dans la mesure où Dan est un ami très proche, et qu'il hésitait déjà à se retirer après la Coupe du monde. Mais elle a néanmoins été un choc, car dans la mesure où il avait commencé le Tournoi, nous pensions qu'il allait au moins le finir ! Dan était un personnage très important de l'équipe, sur et hors du terrain. Il a été malchanceux, mais le tenir comme seul responsable de la défaite contre l'Angleterre, comme l'ont fait les gens de l'extérieur, était assez dégueulasse.

Ecosse-France est prévu dimanche, et vous serez donc encore privé de votre meilleur pilier droit, Euan Murray, qui refuse de jouer le dimanche pour convictions religieuses...

M.E.: Toute l'équipe est très respectueuse de ses convictions. Lui aussi est un personnage central de l'équipe. Cela fait partie de la petite légende du Tournoi  !

Mais cela affaiblit aussi votre mêlée !

M.E.: Je ne suis pas sûr d'être la bonne personne à qui parler de mêlée (rires).

Les retraites de Chris Paterson et Nathan Hines ne seront-elles pas dures à combler  ?

M.E.: Ce sont deux légendes, dont l'influence était immense, sur et en-dehors du terrain. Mais cela fait partie d'une équipe que de devoir se renouveler. Et cela est également très excitant.

Quels joueurs peuvent-ils exploser cette saison, comme Richie Gray la saison dernière  ?

M.E.: Notre jeune ailier Lee Jones a des qualités. Mais je crois que la révélation peut se trouver devant avec Ross Rennie, un troisième ligne pas forcément puissant, mais qui court de partout sur le terrain. David Denton, le numéro 8 d'Edimbourg, est aussi un gros combattant. Je pense enfin que Ross Ford, notre nouveau capitaine, peut prendre une nouvelle dimension.

Question subsidiaire  : avez-vous été impressionné par un joueur Français depuis que vous évoluez en Top 14  ?

M.E.: J'aime beaucoup Alexis Palisson. Il avait capté mon attention lors du dernier Tournoi, et il m'a impressionné pendant la Coupe du monde. J'ai d'ailleurs été très étonné qu'il ne soit pas appelé dans le groupe des trente pour le Tournoi... Mais Julien Malzieu et Vincent Clerc ne sont pas mal non plus... (rires)