Illustration Touche - Julien BONNAIRE - 20.08.2011 - Irlande - Icon Sport
 
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De la bataille dans l’air

De la bataille dans l’air

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 01/03/2012 à 09:41 -
Par Rugbyrama - Le 01/03/2012 à 09:41
Philippe Saint-André l’a reconnu en conférence de presse : l’équipe de France a "connu des difficultés" en touche à Murrayfield. Un secteur où les Irlandais excellent, et qui inquiète le sélectionneur, au point de reconduire certains joueurs qui ont pourtant déçu en Ecosse.
 

Tout n’a pas été rose contre l’Ecosse, loin de là. Outre un entame timide, un taux de plaquages manqués bien trop élevés pour le niveau international, un jeu au pied par moment discutable et une étonnante fragilité dans les zones de ruck (13 ballons récupérés, mais 16 perdus), l’alignement tricolore n’a pas signé un match parfait. Deux ballons perdus sur onze lancés, et quelques autres prises perturbées par ces diables de Jim Hamilton et Richie Gray, qui culminent déjà à plus de deux mètres de haut rien qu’en se tenant campés sur le plancher des vaches. Eux, ont assuré l’intégralité de leurs lancers. Pas la France. William Servat, le talonneur tricolore remplaçant ne nous disait pas autre chose: "Avec le changement de sélectionneur, il y a un nouveau système d'annonce, qu'il faut encore que l'on travaille. La touche est un secteur très précis. Entre les lancers, les lifts, les zones de saut et la vitesse de saut... Beaucoup de facteurs sont primordiaux. Il y a un temps d'adaptation".

Ce temps, Philippe Saint-André le veut plus court possible. D’autant que l’Irlande,et son alignement que les équipes du monde entier respecte, s’apprête à débarquer à Paris. A n’en point douter, Rory Best n’est pas moins précis que le capitaine écossais Ross Ford. Et Paul O’Connell, fort d’une expérience forgée en 85 sélections, et sûrement plus redoutable dans les airs que l’attelage écossais Hamilton-Gray réuni. Alors gare.

Harinordoquy et Bonnaire en renfort

Saint-André a par conséquent de bonnes raisons d’être inquiet. La preuve, il a clairement décidé de sélectionner l’option "touche" en titularisant une troisième ligne particulièrement sauteuse, avec Julien Bonnaire et Imanol Harinordoquy. Les états de service du premier ne sont plus à présenter. Auteur d’une entrée sérieuse la semaine dernière en Ecosse, le XV de France aura une fois de plus besoin de sa mobilité, sa rigueur défensive et de sa science de la touche. Sa titularisation est, tant d’un point de vue sportif que tactique, logique.

Celle d’Imanol Harinordoquy l’est en revanche moins, d’un strict point de vue sportif  : peut-être trop perturbé par la période délicate que traverse son club en Top 14, le Basque a perdu à Murrayfield de nombreux ballons au contact. Maladresse ou contre adverse redoutable  ? Toujours est-il que ses capacités dans ce secteur l’ont clairement servi à ravir la place de Louis Picamoles, dont le profil est moins aérien. En conférence de presse, Saint-André reconnaissait que le poste de troisième ligne centre avait suscité "beaucoup d’interrogations": "Après discussion autour du poste de numéro 8, on a décidé de mettre Imanol Harinordoquy, qui nous apporte plus de sécurité dans l'alignement."

Les Irlandais sont à l’aise dans les airs. Ils l’ont déjà prouvé en créant une compagnie aérienne qui a su conquérir l’Europe. Les Français feront bien de renforcer leurs défenses anti-aériennes s’ils ne veulent pas se risquer à une grosse déconvenue.

 
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