Comment appréhendez-vous ce match face aux Français ?
Ben FODEN: C’est une revanche. On a enfin l’occasion de laver l’affront du quart de finale de Coupe du monde (19 à 12, N.D.L.R.).
Quels souvenirs vous reste-t-il de ce match ?
B.F: Les Français nous ont pris à la gorge. On ne s’y attendait pas. Ils étaient là pour nous marcher dessus. Nous, on a joué ce quart de finale de Mondial comme un match de pré-saison…
Le Mondial a-t-il été difficile à digérer ?
B.F: Pas tellement. Une semaine après avoir quitté l’Eden Park, je jouais avec les Saints à Bridgend, en coupe anglo-galloise. Ca remet les pieds sur terre…
Que vous disent les gens lorsqu’ils évoquent la Coupe du monde ?
B.F: Ils me demandent si c’était une blague. Moi, ça ne m’a pas fait rire… En vingt minutes, on a bouffé dix semaines de travail, trois matchs de préparation, quatre matchs de poule. Nous, joueurs, sommes responsables de la démission de "Johnno" (Martin Johnson).
Regrettez-vous Martin Johnson ?
B.F: J’ai grandi en le regardant jouer. C’est quelqu’un pour qui j’ai énormément de respect. Même si cela n’a pas toujours été facile entre nous…
Que voulez-vous dire ?
B.F: A l’automne 2009, Delon Armitage était blessé. J’aurai dû démarrer contre la Nouvelle-Zélande. Puis "Johnno" a choisi de titulariser Cueto à l’arrière. J’ai dit dans la presse que j’étais livide. Le lendemain, Martin m’avait laissé un message sur le répondeur. "Rappelle-moi". Je me suis dit: "m…, c’est pas bon".
Que vous a-t-il dit ?
B.F: Que mon comportement était inacceptable. Que j’avais parlé comme une petite fille capricieuse. Mais il ne m’en a pas tenu rigueur. C’est ce que j’aimais chez lui.
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