Jacques Brunel est l'homme des défis impossibles. Lui qui a réussi à ramener le Bouclier de Brennus à Perpignan en 2009 après 54 ans de disette n'est pas du genre à se fixer des limites. En acceptant de prendre les commandes de la sélection italienne, l'ancien adjoint de Bernard Laporte en équipe de France s'est fixé un objectif précis : "se mêler à la lutte pour la victoire dans le Tournoi des 6 Nations." Les journalistes italiens présents ce jeudi à Bologne pour cette première rencontre avec le nouveau patron de la sélection transalpine auront certainement apprécié la franchise du technicien gersois : "L'équipe a un potentiel, et une progression depuis plusieurs années, alors je vais le dire de suite, il faudra que dans les deux-trois ans qui viennent, nous soyons en mesure de pouvoir gagner le Tournoi" a-t-il lancé à une assistance médusée et déjà conquise après les quelques mots d'italien prononcés par un Jacques Brunel sûr de son fait : "J'espère accentuer encore cette progression, et l'ambition est qu'à la fin des quatre ans, à la Coupe du monde, on soit en mesure de rentrer dans les six premières nations mondiales." Et enfin se qualifier pour les quarts de finale de la compétition, un stade jamais atteint pour les Azurri.
A la recherche d'un ouvreur
Un objectif de résultats très important pour Jacques Brunel qui ne veut pas se lancer dans des expérimentations aux retombées incertaines. Le premier match du Tournoi 2012 aura son importance : "Je vais m'appuyer sur le groupe de la Coupe du monde. C'est nécessaire, parce qu'on n'a pas le temps, de se reposer sur l'ossature. Nous devons absolument être prêts dès que possible." Pour les essais, il attendra la tournée du mois de juin (Argentine, Californie, Colombie Britannique) et ne cache pas que son principal chantier est de trouver une charnière de plus haut niveau, même s'il est plutôt satisfait de la concurrence actuelle au poste de numéro neuf : "Effectivement, on recherche un dix performant, admet-il ensuite, mais toutes les équipes au monde le cherchent, toutes, à part la Nouvelle-Zélande parce qu'elle a trouvé Dan Carter." Brunel va tenter de trouver son pendant italien.
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Toutefois brunel devra compter avec cette équipe vieillissante : c'est à la fois un avantage (immédiat) avec l'expérience et un sérieux handicap sur le moyen terme.
Bon courage, Jacques !
" L'arène est un voyage
En sortir transformé
Retour du soleil."
Lu dans 3 lignes pour le 15, les haïkus du rugby.Le 05/11/2011 à 11:00
Pour le jeu, le progrès sur les dernières années est net mais encore insuffisant... question d'individualité également...Le 04/11/2011 à 17:48
L'année dernière ils ont battu la France et lecosse et ont perdu d'un point contre l'Irlande
Je pense qu'ils peuvent être 3èmeLe 03/11/2011 à 19:54
C'est vrai que, par exemple, au Pays de Galles, c'est juste trop la disette, quoi.Le 03/11/2011 à 19:07
laisser partir un gars comme ça,et j'aie bien peur quil ne vont pas s'en remettre du jour au lendemain.Le 03/11/2011 à 17:16