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Galles : Même pas peur ?

Galles : Même pas peur ?

Par Rugbyrama
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Par Rugbyrama - Le 25/02/2010 à 16:19
Les Gallois déçoivent depuis un an. Les Gallois se présentent actuellement avec un effectif amoindri. Et les Gallois vont affronter une équipe de France en pleine confiance. Pour autant, le sélectionneur Warren Gatland ne se montre pas alarmiste et joue la carte de l’assurance. Tous risques ?

Depuis le début de Tournoi, les Français impressionnent. De leur côté, les Gallois, qui n’ont plus signé de succès notable depuis un an, piétinent. Au point qu’ils apparaissent en manque de certitudes. Alors, au moment de recevoir les Bleus, ils savent qu’ils devront faire un match plein et élever leur niveau de jeu pour l’emporter. Surtout qu’ils subissent une hécatombe de blessures devant. Notamment en première ligne alors que celle du XV de France se montre actuellement intraitable. Mais sur ce point, Warren Gatland ne souhaite pas s’étendre… Un moyen d’éviter la question ou de se rassurer.

Pour sa deuxième ligne inexpérimentée, composée du duo de Cardiff, Deiniol Jones et Bradley Davies (14 sélections à eux deux dont cinq titularisations), le sélectionneur néo-zélandais a choisi la stratégie du soutien : "Deiniol a fait de très bons matchs avec les Blues et sera associé à son partenaire de club. Cela devrait aider les deux à s’installer rapidement dans le match […] Bradley mérite sa chance. Il a intégré le groupe alors qu’il était jeune et a travaillé dur. Il est en forme et a le potentiel pour devenir un grand joueur". Il a surtout profité des défections en troisième ligne, notamment celle d’Andy Powell qui a été écarté du groupe après son incartade nocturne …. Jonathan Thomas, aligné en deuxième ligne contre l’Ecosse, portera ainsi le numéro 6. Toujours pas de quoi inquiéter Gatland : "Il recule mais je suis certain qu’il aura un impact en touche notamment".

Le sélectionneur du XV du Poireau a clairement choisi sa ligne de conduite : pas de pression. Sauf pour les habitués du XV de départ qui l’ont déçu ces dernières semaines, il a décidé d’opter pour une approche différente. Le cas le plus significatif est celui du flanker Martyn Williams, fébrile il y a deux semaines, avec plusieurs plaquages ratés et peu d’agressivité dans les regroupements. Des suffisances que le technicien n’a pas manqué de souligner : "Martyn sait qu’il y a un jeune qui pousse derrière lui. Sam Warburton est un futur grand numéro 7 et lui met la pression. Il sait ce qu’il doit faire". L’intéressé est prévenu.

"Nous aurons des opportunités"

Si, dans l’ensemble, Warren Gatland fait mine de ne pas être inquiet, c’est peut-être parce qu’il peut s’appuyer sur une des plus belles lignes arrière du monde. Reste à savoir dans quelles conditions elle sera servie. Car au poste de demi de mêlée, après les mauvaises prestations de Gareth Cooper, c’est un novice qui connaîtra sa première titularisation : Richie Rees. "Il est intégré dans l’équipe car il mérite sa chance, explique Gatland. Mais une fois que nous avions décidé de le titulariser, nous ne pouvions pas non plus ignorer la possibilité de faire revenir Mike". La voilà enfin la principale source d’optimisme… Le retour tant attendu de Mike Phillips, même s’il est à court de compétition, sur le banc. "C’était génial de le voir disputer une mi-temps avec les Ospreys le week-end dernier. C’est quelqu’un qui peut nous apporter une option différente. C’est un joueur de classe mondiale. Il ne pourra pas être à 100% mais il a toujours la meilleure passe de l’hémisphère nord et a une grosse densité physique".

Pour le reste, le sélectionneur a indiqué comment battre la France : "Nous savons que nous devons nous améliorer par rapport à notre performance contre l’Ecosse. Nous aurons des opportunités mais devons progresser en défense et maintenir notre discipline. Il faudra être précis, prendre les points et se montrer créatifs en attaque. Si nous faisons cela, nous avons notre chance". En clair, il faudra réaliser le match parfait. Dans la bouche de Gatland, la méthode paraît si simple…