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Rugby - 6 Nations

Bonnaire: "Bien chauffer les épaules"

En enchaînant les bonnes performances, le troisième ligne de Clermont, Julien Bonnaire, a profité de ce Tournoi des 6 Nations pour devenir à nouveau un élément indispensable de l'équipe de France. Avant de savourer, il s'attend à un gros défi physique contre l'Angleterre samedi (20h45).

 
"Chauffer les épaules" - Rugby - 6 NationsIcon Sport
 

Avez-vous le sentiment d'avoir pris une place plus importante au sein du quinze de France pendant ce Tournoi des 6 Nations ?

Julien BONNAIRE: Il me reste encore un match pour rendre la confiance que les entaîneurs m'accordent. Je me sens à l'aise et je suis sur la continuité de la tournée de novembre. Néanmoins, il reste encore une marche pour confirmer. Tous les joueurs essaient de prouver à chaque fois que l'on mérite d'être ici. La place n'est jamais acquise et il ne faut pas se satisfaire d'un match et toujours continuer à progresser. Bien sûr, je suis content de mon début de Tournoi mais des petites fautes peuvent toujours être corrigées. Je me sens mieux physiquement et c'est certainement dû au travail physique que nous effectuons à Clermont. L'expérience joue aussi beaucoup. Je fais moins de courses à vide sur le terrain. Je me rends mieux compte comment être utile et je ne fais plus de déplacement inutile.

Vous évoquez cette dernière marche face à des Anglais que vous connaissez bien. A quoi vous attendez-vous ?

J. B.: Ça va être difficile. Avec les Anglais, nous savons que ce sera très engagé. En face, nous allons avoir des joueurs solides, durs au mal. De notre côté, nous avons envie de bien finir dans un stade qui va être comble, de valider nos quatre premiers matchs.

Quelle sera la clé du succès ce samedi ?

J. B.: Il faudra être précis dans l'alternance. Bien savoir quand il faut jouer à la main ou au pied. Nous ne l'avons pas toujours bien fait depuis le début du Tournoi. Il est certain que l'on va devoir se concentrer à bien fixer les Anglais pour trouver des espaces. A nous d'imposer notre jeu et de ne pas tomber dans un affrontement direct qui leur plaît. Les contourner pour les faire reculer est une solution. Il faudra prendre des initiatives. Eux vont user du jeu à une passe, donc nous devrons bien chauffer les épaules pour les faire reculer car sinon, ils se montrent très réalistes. Ils arrivent dans les trente mètres pour trouver une position de drop. A nous de les contrer sur les ballons portés et dans les rucks.

Comment expliquez-vous que l'équipe de France connaisse à chaque fois un moment faible depuis le début de la compétition ?

J. B.: Ce problème s'explique par notre alternance qui n'a pas toujours été judicieuse. Nous gaspillons beaucoup d'énérgie à courir derrière le ballon. A nous de faire le tri pour ne pas nous disperser. Il est certain que nous devrons garder la même intensité pendant toute la rencontre cette fois.

Tous les joueurs paraissent très calmes cette semaine. Est-ce différent de la préparation de la finale du championnat ?

J. B.: Nous ne sommes pas plus stressés que pour les matchs précédents. C'est différent par rapport à une finale de championnat car nous venons déjà de gagner quatre rencontres. A Clermont, la pression et l'attente du public sont bien plus fortes. A Marcoussis, nous sommes plus isolés. Après, en jouant à 20h45, la journée de samedi sera un peu longue. Mais se mettre la pression serait le meilleur moyen de faire un non-match.

Avant le Tournoi, l'équipe de France était très attendue après deux éditions moyennes et elle n'avait encore jamais gagné trois matchs consécutifs. Même Thierry Dusautoir avait regretté l'absence de "tueurs" dans cette équipe. Est-ce que certaines critiques ont piqué au vif les joueurs ?

J. B.: Je ne crois pas que les joueurs aient ressenti tout cela. Nous savions que le potentiel existait et que nous pouvions battre n'importe qui. Depuis le début du Tournoi, nous n'avons pas été une seule fois à 100% et nous sommes encore invaincus, ce qui démontre que cette équipe est compétitive. Maintenant, nous voulons aussi prouver que l'on peut gagner un match avec un enjeu fort.

 
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3 Commentaires
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  • 3.
    litho48Comme toujours il est modeste notre Julien, le travail de sape de notre troième ligne sera essentiel, souffrir pour moins courir, l'adage est respect se faire respecter ne pas se faire rayer puis railler allez les bleus!!!Le 17/03/2010 à 19:34
     
     
     
  • 2.
    alex67500Apres les spagghettis, it's time for pudding ! J'espere que la jelly ne sera pas trop indigeste =)Le 17/03/2010 à 18:34
     
     
     
  • 1.
    kfphilA nous d'imposer notre jeu et de ne pas tomber dans un affrontement direct qui leur plaît. Les contourner pour les faire reculer est une solution. Il faudra prendre des initiatives ... He oui M. Bonnaire, tout est là !Le 17/03/2010 à 17:32
     
     
     
 
 
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