6 Nations

Papé : "J'ai envie de prouver"

Le deuxième ligne du Stade français Pascal Papé profite des blessures de Romain Millo-Chluski et Sébastien Chabal pour retrouver une place de titulaire en équipe de France. Il est conscient que dimanche, à Murrayfield, peut-être plus que d'autres, il devra montrer que le staff peut compter sur lui.

 
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Comment avez-vous accueilli l'annonce de votre titularisation ?

Pascal PAPE : Avec grande satisfaction, mais il y a eu d'abord la blessure de Romain (Millo-Chluski, NDLR) puis celle de Sébastien (Chabal, NDLR). Au fur et à mesure, je m'attendais donc à débuter. On en avait parlé en interne. Mais quand je l'ai appris, cela m'a quand même fait plaisir. J'ai la chance d'attaquer ce match. Je vais jouer avec une grosse motivation. Je n'ai pas envie de décevoir, je veux m'accrocher et montrer qu'on peut compter sur moi.

Vous étiez le quatrième choix aux yeux du sélectionneur lors des tests de novembre. Avez-vous donc le sentiment d'être particulièrement attendu par le staff ?

P.P. : Non, pas forcément. Je veux dire par là que je ne reçois pas de mauvaise pression de la part du staff. Au contraire, c'est peut-être moi qui aurais tendance à me la mettre car j'ai envie de prouver. Si je suis aligné d'entrée par le sélectionneur, c'est qu'il y a un minimum de confiance tout de même.

Vous évoluerez en face de Nathan Hines. Quelle est votre opinion sur ce joueur ?

P.P. : C'est un très bon deuxième ligne qui a fait les beaux jours de Perpignan. Il est excellent en touche, ce qui est dans la culture écossaise, mais se montre aussi performant au ras. Il est capable de dynamiser le jeu de son équipe dans des moments faibles. C'est donc un gros client mais c'est motivant d'être confronté à un tel joueur.

L'avez-vous déjà affronté ?

P.P. : Oui, je l'ai déjà joué en Top 14 avec Bourgoin et Castres. En général, cela se passait très bien même si c'est un joueur particulièrement rugueux.

Vous retrouvez une place de titulaire aux côtés de Lionel Nallet, un joueur que vous connaissez bien...

P.P. : Oui, je suis content car cela fait longtemps que je n'ai pas joué à ses côtés. Je crois que la dernière fois, c'était lors du Tournoi 2008 contre l'Angleterre. Nous avons quelques repères ensemble, que ce soit en mêlée ou en touche, après les années communes passées à Bourgoin, puis à Castres. C'est donc un avantage. On connaît déjà bien les forces et les faiblesses de chacun.

Vous allez débuter le premier match du Tournoi. Vous êtes-vous fixé des objectifs pour la suite de la compétition ?

P.P. : Disons que quand on est dans le groupe, on ne veut pas le quitter. C'est pourquoi j'aborde ce Tournoi avec beaucoup de motivation et d'implication. J'ai envie de rester ensuite. Je sais que ce sera dur en Ecosse mais j'ai confiance. Chaque joueur est conscient qu'il devra être performant pour apporter quelque chose à l'équipe. C'est mon cas.

Vous avez souvent été victime de la concurrence en équipe de France ces dernières années. Avez-vous traversé des périodes de doute ?

P.P. : Oui, forcément. Mais je me suis accroché et je suis encore là. Mon ambition est de conserver ma place dans le groupe. Cela passe par beaucoup d'investissement et de travail en club. Ces dernières saisons, j'ai connu quelques blessures et j'ai débuté moins de rencontres en équipe de France. Mais 2010 est une nouvelle année internationale. C'est donc le départ d'une autre aventure.

Vous avez connu une grosse déception en n'étant pas retenu pour la Coupe du monde 2007. Avez-vous celle de 2011 en tête ?

P.P. : Je n'ai pas envie de parler de 2007... 2011, c'est mon objectif.

Vous étiez de nombreux ex- Berjalliens dans le groupe des trente. Avez-vous discuté de la situation du CSBJ ?

P. P. : Nous avons évidemment parlé de notre ancien club qui connaît des moments difficiles sur le plan extra-sportif. Bien sûr, cela nous préoccupe tous un peu et nous désole. Mais bon...

Quels secteurs de jeu devrez-vous particulièrement soigner pour vous imposer à Murrayfield ?

P.P. : Il faudra être très bons en conquête. Et aussi intelligents en mêlée. Car dans ce secteur, les Ecossais sont très malins. Vous avez l'impression qu'ils reculent mais à l'arrivée, ils pourrissent tous les ballons. Nous devons donc parvenir à les contourner ensuite. C'est aussi une équipe qui a beaucoup de qualités derrière, avec une grosse conservation du ballon. Elle est capable de faire ligne-ligne pendant plusieurs temps de jeu. Et à la charnière, Cusiter ou Godman sont de très bons animateurs, capables de dynamiser le jeu. Mais on a les arguments pour les perturber. Il faudra enrayer cette conservation.

Et éviter d'être trop pénalisé avec la présence d'un buteur comme Chris Paterson en face...

P.P. : Oui, mais maintenant, la discipline est de toute façon primordiale. Surtout avec un excellent buteur comme l'est Paterson. Depuis novembre, nous avons fait de nombreux progrès dans ce domaine. Il faut continuer.

 - Rugbyrama
 
 
 
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