Pierre Villepreux est un technicien reconnu mondialement. Ancien international français, il a également été entraîneur du XV de France pendant quatre ans et reste encore aujourd'hui un des personnages phare du rugby Français.
Toulon ô Toulon
Qu’est qui peut bien perturber des champions ? - ils sont nombreux au RCT- Quand on met bout à bout les individualités qui composent cette équipe, on est plutôt enclin à voir grand. En tout cas de l’extérieur, il n’était pas utopique de penser qu’il était possible pour cette équipe de trouver une place au moins dans les six premiers et tout en même temps de réaliser cet objectif et tout en même temps en produisant un jeu qualitativement intéressant pour ne pas dire captivant. Toulon a failli cette saison dans les deux domaines même si, de temps en temps, mais dans trop peu de matchs, il semblait qu’enfin le collectif avait trouvé cette cohésion tactique, celle que l’on attendait puisqu’il semble à priori plus facile d’accès quand on a affaire avec des joueurs d’exception.
Je peux concevoir la déception de Philippe Saint-André qui sait combien la liberté qu’il s’est offerte quand il était joueur est aussi, quand on est entraineur, un facteur essentiel pour gérer «l’égo» des meilleurs. Les exigences de son projet de jeu ne me semblait pas en contradiction avec l’autonomie qu’il a me semble t’il accordée aux joueurs pour le conduire avec confiance, sérénité et enthousiasme. Derrière le plan de jeu proposé, je ne crois pas qu’il y ait eu de la part du staff des restrictions qui aient perturbé ce collectif et l’aient empêché dans un match capital de jouer ce match petit bras et surtout sans avoir tout donné pour changer le cours du jeu. C’est en tout cas l’impression que l’on ressent après cette défaite, celle de joueurs n’ayant pas utilisé toutes les armes, hypothéquant ainsi la possibilité de transformer le rapport de force tout au long du match en faveur de Montpellier.
Mais on est bien obligé de constater que chacun a semblé jouer «en dedans» comme on dit dans notre jargon, ce qui a entrainé une moindre implication, un moindre engagement d’abord dans le combat, sans lequel la logique de ce jeu n’est plus respectée. Cet apparent manque d’implication a bien favorisé leurs adversaires qui n’ont pas eu besoin d’aller chercher ailleurs que dans le petit périmètre, où ils avançaient constamment les clés tactiques du succès. Pour le reste, l’approximation du jeu varois dans le jeu d’ensemble ne risquait pas de perturber la défense des opposants qui se sont nourris des balles rendues trop vite.
La mixité culturelle, vu les diverses nationalités, dans lequel baigne le groupe toulonnais, n’a de chance d’être exploitable que s’il y a bien un vrai partage du sens du jeu collectif à réaliser. Cette capacité à sortir de sa culture, de la considérer comme un appui pour évoluer et non comme une certitude, permettrait progressivement de rentrer, sans arrière pensée, dans un contexte de performance (le Top 14) quand même différent de celui dans lequel ces joueurs de haut niveau ont été formés.
Cela demande du temps pour que le partage d’un projet de jeu soit effectif. Il s’agit bien d’acquérir et de donner au collectif mais surtout à chacun individuellement, un sens nouveau au jeu. Celui-ci n’a de chance de se mettre progressivement en place dans le temps que si on utilise les matchs faciles (y en t’il dans le Top 14 ?). La pression que consacre la peur du mauvais résultat, celle qui préside aux matchs difficiles surtout quand elle est exacerbée de l’extérieur, tend à inciter les joueurs y compris les meilleurs à «jouer» avec les savoir-faire qu’ils pensent maitriser, ceux acquis ailleurs, dans une culture de jeu qui n’est plus la vérité oubliant sans même sans rendre compte, de jouer ensemble avec les mêmes références, celles que le staff cherche à leur faire acquérir. Pas facile surtout si, comme c’est le cas à Toulon, il faut aussi composer avec la représentation que l’excellent mais exigent public de Mayol a du rugby.
Le jeu toulonnais dans ce match est à comparer à un objet de porcelaine brisé. Si on examine les morceaux à part, ils n’ont pas de sens. Pourtant si on reconstitue les éléments entre eux, leurs logiques ajustements vont permettre de donner un nom à l’objet en question. Toulon dans ce match n’a pas su réajuster son jeu ni les formes collectives qui vont avec. Les petits bouts de jeu produits n’ont pas suffit.
Les objectifs de Toulon étaient-ils au dessus de leur possibilités ? Certainement pas ! Tous ces champions ne sont pas devenus mauvais tout d’un coup. En sport il me parait normal quelquefois de perdre douloureusement. La vie d’un sportif et d’un club ne peuvent être aseptisées, et ne peuvent se complaire que dans la victoire sous peine d’involution. Mais l’humain n’est pas programmé pour perdre bien au contraire. Certainement que Toulon, cette saison, au fil des résultats en dent de scie, s’est progressivement fragilisé. Pour remporter demain le prochain challenge, il faudra certainement se pencher sur le rôle fondamental que joue la diversité culturelle des uns et des autres dans l’appropriation du projet de jeu souhaité par le staff. C’est peut-être la première référence à faire passer dans le prochain message.
























Contre Perpignan vous avez été bon en 1ère mi-temps aussi et surtout parce qu'en face ils étaient tétanisés par le contexte et qu'ils faisaient des fautes de minimes mais si tu ne t'es pas endoLe 26/05/2011 à 08:44
Quand à Janfi,je ne sais pas pourquoi tu me parles de la relation politique-rugby mais bien au contraire,je suis persuadé qu'elle existe notament quand on prend certains présidents de club qui sont en opposition politique avec les maires des communes respectives.Exemple,Georges Freshe avait fait démissionner Perez (je crois) de la présidence du MHR ou encore cette année à Toulouse où la ville suspend les aides au Stade pour,soit disant,manque de clareté dans les comptes.Ils oLe 18/05/2011 à 20:37
Tdorée bonne analyse sauf quelques trucs sur Toulouse mdr je te rappelle que dans les années 90 villepreux était parti je sens tout de même de la frustration dans vos post .Le 18/05/2011 à 17:05
Et pour finir,tu me parles d'une mêlée de 2004-2006;aujourd'hui avec notre mêlée,on est bcp plus efficace,puissant et coureur.Même avec les blessures de Domingo et Barcella,lesLe 18/05/2011 à 14:40
Tu dis que St André vient preendre du pognon au RCT.Hélas,j'ai envie de te dire,tout le monde.Mais je pense que,si St André a choisi Toulon,c'est aussi pour avoir un président qui puisse lui acheter les joueurs qu'il veut.J'aime bcp Mourad mais,et c'est son caractère,jele trouve trop présent au niveau sportif.Et je pense que c'est ça qui nuit à ton club.
Tu parles enfin d'une mêlée française dominée parLe 18/05/2011 à 09:53
PS:ce n'est pas parceque tu vas écrire 1 gros pavé que TOUT ce que tu y écriras sera partagé par tous.Le 17/05/2011 à 16:04
Ton anti-intellectualisme primaire n'est pas neuf. Je sais de quel coté le trouver. A bon entendeur.Le 13/05/2011 à 18:14
"Le style de Villepreux, on le connaît, le plus dérangeant serait plutôt le manque d'intérêt de cet article. Quant aux innombrables fautes d'orthographe et de ponctuation, ça fait peur."
L'intérêt de cet article dépend de celui du lecteur, non ?
Quant aux "innombrables fautes d'orthographe ou de ponctuation", j'aimerais que vous nous les citiez. J'en ai vu quelques-unes - qui ne gênent en rien pour la compréhension du texte - et on rencontre bien pire dans le milieu des journalistes.Le 12/05/2011 à 19:08
Encore selon les joueurs (Bayonnais), Gajan serait aussi "une pipe"?
La pipe pour moi c'est Laporte!!!
Quand à la forme des articles de Villepreux, c'est vrai qu'il a un style. On aime ou pas... Vaut mieux s'attarder sur le fond.Le 12/05/2011 à 18:20
Sur le fond je trouve tout de même son analyse intéressante. En gros : comment pousser un agrégat de stars à utiliser leur culture du rugby personnelle comme socle afin de s'approprier le projet de jeu ? Comment s'assurer qu'ils ne retomberont pas tous dans leur propre confort dès qu'ils rencontrent une difficulté à mettre leur jeu en place ? (à propos, ça me rappelle l'EDF). Et il propose des pistes (cohésion du groupe, matchs sans enjeux, etc). J'apprécie.Le 12/05/2011 à 15:49
Une fois qu'on a écrit ça on n'a rien écrit. Villepreux fait une belle démonstration de broderie sur tout ce qu'on sait déjà depuis 2 ans concernant le RCT. Rien de nouveau, aucune clé, bref du beau blabla, mais du blabla.
Désolé, Cabiste, mais comme personnellement le sujet m'intéressait, j'ai pu constater que ce tissu ne revêtait absolument aucun intérêt. C'est sûrement ce qui fait la différence d'appréciation, tu n'attendais rien, et forcément tu n'as pas été déçu! :)
Une "grande clarté". Pour ne rien dire, à quoi bon?Le 12/05/2011 à 15:24
La lecture, c'est comme le rugby; l'entrainement est primordial si l'on ne veut pas souffrir dans l'exercice.Le 12/05/2011 à 13:21
Et franchement je ne vois pas ce qu'on peut reprocher à Villepreux?
L'article et les termes le composant sont assez compréhensibles. Du moins pour moi...
Et je ne vois pas comment on pourrait écrire avec "simplicité"?
En "petit nègre"?
En tous cas, rien à voir avec le style Télérama!Le 12/05/2011 à 13:09
Pourquoi vouloir se donner un style de critique littéraire de Télérama? Assumons ce que nous sommes, des gens simples (dans le sens noble du terme) avec de vraies valeurs, et personne ne vous en voudra Mr Villepreux si vous simplifiez votre manière d'écrire, loin s'en faut. Je suis sûr que derrière ce texte imbuvable sans queue ni tête qui doit faire retourner dans sa tombe Maitre Capello, il y a de très bonnes analyses car vous êtes un vrai amoureux et technicien du rugby. Alors pour le prochain billet, SIM-PLI-CI-TE !Le 12/05/2011 à 12:55
Mr. Villepreux, je respecte votre volonte de faire partager vos connaissance rugbystiques et votre experience, mais par pitie ne cherchez pas a vous donner un style qui ne vous correspond pas. A vouloir donner votre meilleure prose, vos articles sont incomprehensibles voire denue de tout sens. Votre syntaxe est trop maladroite pour etre comprise a la premiere lecture. Faites vous a l'idee: chacun son education. Ou changez de negre ;)Le 12/05/2011 à 12:39